Causes et conséquences des agressions en milieu hospitalier - 27/09/20
, Olfa El Mâalel 1, 4, Lamia Bouzgarrou 2, 5, Amira Omrane 2, 5, Sana Mhamdi 3, 5, Maher Maoua 1, 4, Imen Kacem 1, 4, Asma Aloui 1, 4, Sana El Guedri 1, 4, Aicha Brahem 1, 4, Houda Kalboussi 1, 4, Souhaiel Chatti 1, 4, Najib Mrizak 1, 4Résumé |
Introduction |
La violence est reconnue par l’OMS comme un problème majeur et ubiquitaire de santé publique qui est en continuelle aggravation. Le monde du travail en particulier, est de plus en plus envahi par cette problématique, notamment dans le milieu hospitalier. En outre, ces violences quelles que soient leurs natures, impactent négativement la santé physique et mentale des soignants mais aussi la qualité des soins et des services dispensés aux patients et la performance du système de soins en entier. L’objectif de ce travail était d’identifier les caractéristiques des victimes et des actes de violence de même que leurs causes et conséquences sur la santé de ces soignants.
Matériel et méthodes |
Une enquête transversale était conduite auprès d’un échantillon représentatif des travailleurs du CHU Farhat Hached de Sousse sur une période de 3 mois. Le recueil des données s’est fait par un questionnaire individuel et auto-administré.
Résultats |
Notre étude a concerné 71 personnels hospitaliers. Parmi les répondants : 95,8 % étaient victimes ou témoins de violences à l’hôpital. La catégorie professionnelle la plus touchée était celle des infirmiers (60,6 %) suivie par les médecins (21,1 %). Les violences externes étaient plus fréquentes que celles internes et notamment celles commises par les patients et leurs accompagnants (95,58 %). Les violences étaient de type verbal dans 98,6 % des cas. Suite à l’agression morale ou physique en milieu de soins, 57,7 % des victimes rapportaient un sentiment d’infériorité et de manque de confiance et 38 % d’entre eux un sentiment de désespoir. Une humeur dépressive et une perte d’intérêt étaient rapportées respectivement par 53,5 % et 50,7 % des victimes. Selon les participants, la fréquence des actes de violence en milieu hospitalier serait expliquée notamment par la dégradation de la relation de soins entre le patient et le personnel de soins (63,6 %) d’une part ; mais aussi par le recours fréquent à la violence de la part des patients qui la considèrent comme un moyen facile pour atteindre leurs objectifs (47,8 %), l’absence d’un service de sécurité permanent dans l’hôpital (42,5 %) ainsi que la pénurie en ressources humaines et en équipements (40 %) d’autres part.
Conclusion |
La violence en milieu de soins est un risque psychosocial omniprésent dans les hôpitaux publics en Tunisie avec de lourdes conséquences sur la santé des soignants et la qualité des soins, justifiant la mise en place d’actions de prévention pour lutter contre ce phénomène.
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Mots clés : Hôpital, Agression morale, Agression physique
Plan
Vol 81 - N° 5
P. 468 - octobre 2020 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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