Traitement de la syringomyélie avec malformation de Chiari I : étude prospective sur 26 cas - 14/09/20
Résumé |
Introduction |
Depuis sa première description par Olivier d’Angers en 1837, la syringomyélie est définie comme une cavitation tubulaire de la moelle épinière liée à l’accumulation de liquide d’origine diverse. Plusieurs théories ont été émises pour expliquer sa physiopathologie ; cependant l’avènement de l’imagerie par résonance magnétique a permis d’obtenir des données in vivo, et de résoudre pratiquement tous les problèmes diagnostiques. Le handicap socio-professionnel qu’elle entraîne a incité les neurochirurgiens à proposer plusieurs techniques opératoires. La syringomyélie foraminale associée à une malformation de Chiari I a été le sujet de notre travail sur l’utilisation d’une seule technique opératoire.
Matériels et méthodes |
Il s’agit d’une étude prospective dans le cadre d’un sujet de thèse débutée janvier 2015 jusqu’au mois d’avril 2019 portant sur 26 malades opérés pour une syringomyélie associée à une malformation de Chiari I en utilisant une seule technique opératoire : une décompression osseuse postérieure du foramen magnum et de l’arc postérieur de C1 associée à une plastie durale avec ou sans tonsillectomie. Le suivi des patients varie de 3 mois à 5 ans sur le plan clinique et radiologique.
Résultats et discussion |
L’âge moyen était de 46 ans avec une prédominance féminine Plusieurs paramètres ont été étudiés :
– le délai avant le diagnostic et la prise en charge,
– l’état neurologique pré et post opératoire évalué par le score d’ASIA,
– l’évaluation de la douleur neuropathique en pré et post opératoire par l’échelle visuelle de la douleur,
– l’évaluation de l’état de la syringomyélie sur l’IRM par l’indice de Vaquero et l’étendue de la cavité syringomyélie.
Notre travail a essayé de répondre aux questions suivantes : Faut-il opérer les patients pauci-symptomatiques ou asymptomatiques ? Faut-il opérer les patients grabataires ? Comment gérer la douleur neuropathique ? Notre technique a-t-elle une supériorité sur les autres choix techniques ?
Conclusion |
Malgré les progrès de l’imagerie et des techniques chirurgicales, la syringomyélie reste un challenge pour le neurochirurgien et un handicap socio-professionnel pour les patients grabataires.
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Vol 66 - N° 4
P. 334 - août 2020 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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