Place des craniectomies décompressives en matière d’AVC ischémiques malins : étude descriptive - 14/09/20
Résumé |
Introduction |
En matière d’accidents vasculaires cérébraux ischémiques, la craniectomie décompressive garde une place prépondérante en pratique courante notamment dans la prise en charge des infarctus cérébraux étendus du territoire de l’artère cérébrale moyenne, dits infarctus sylviens malins.
Matériel et méthodes |
Notre étude a pour objectif d’évaluer le devenir et la qualité de vie des patients ayant bénéficié de cette intervention et de rechercher d’éventuels facteurs pronostiques associés en termes de survie et de récupération fonctionnelle.
Résultats |
L’âge moyen de nos patients était de 45 ans, avec une prédominance masculine et un sex-ratio M/F de l’ordre de 2/1. La plupart des patients avaient plusieurs tares associés (diabète, HTA, dyslipidémie, obésité). Le score de Glasgow préopératoire variait entre 8 et 10 sur 15, avec une fréquence élevée des signes d’engagement cliniques et radiologiques. À l’imagerie, 73 % des patients opérés avaient un AVC situé du côté droit. Le délai moyen de prise en charge après aggravation secondaire était de 3heures. Les résultats postopératoires immédiats étaient grevés d’un taux de mortalité important dans les premières 72heures suivant l’acte. À distance, les patients ayant survécu n’ont pas pour la plupart récupéré d’autonomie, et un important retentissement socioprofessionnel est à déplorer. Les ramollissements ischémiques concernant des territoires cérébraux étendus, de surcroît sylviens voir carotidiens, sont aptes à mettre en jeu le pronostic viral de par l’importance augmentation de la pression intracrânienne qui en est conséquente, surtout chez les sujets jeunes. Dans ce contexte, la neurochirurgie garde une place prépondérante dans la prise en charge de tels AVC, avec comme principe de créer un supplément d’espace permettant une expansion du contenu de la boite crânienne et donc d’amortir les chiffres élevés de pression intracrânienne. Malheureusement, il existe un grand laps entre le taux de mortalité constaté dans notre série qui avoisine les 80 % et les chiffres de la littérature actuelle avoisinant les 30 %. Cette différentielle est imputable à un délai de prise en charge tardif, vu que nos patients sont souvent opérés après l’apparition de signes d’engagement. On pourrait aussi citer l’absence d’une prise en charge adéquate en unité de réanimation spécialisée faute de places et de moyens. La craniectomie décompressive indiquée face aux ramollissements ischémiques représente une chirurgie lourde dont le taux de mortalité postopératoire et le taux de séquelles est élevé.
Conclusion |
Les résultats de la chirurgie sont étroitement liés à la rapidité de la prise en charge, au score de Glasgow préopératoire et à la qualité de la prise en charge postopératoire.
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Vol 66 - N° 4
P. 310 - août 2020 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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