Hydrocéphalie après rupture de malformation artério-veneuse cérébrale chez l’enfant - 28/02/20
, S. Benichi 1, F. Gariel 1, L. Garzelli 1, K. Beccaria 1, 3, A. Chivet 1, T. de Saint Denis 1, S. James 1, G. Paternoster 1, M. Zerah 1, 2, M. Bourgeois 1, N. Boddaert 1, 3, F. Brunelle 1, P. Meyer 1, S. Puget 1, 3, O. Naggara 1, 2, 4, T. Blauwblomme 1, 3, 4Résumé |
Objective |
L’hydrocéphalie est un facteur pronostic indépendant et modifiable de mauvais devenir neurologique après une hémorragie intracérébrale (HIC). Chez l’enfant, les malformations artério-veneuses cérébrales (MAVc) sont la cause plus fréquente d’HIC. Dans une large cohorte prospective d’enfants avec des MAVc rompues, nous avons analysé les facteurs prédictifs d’hydrocéphalie nécessitante une dérivation ventriculaire externe (DVE) dans la phase aiguë ou une dérivation ventriculo-péritonéale (DVP).
Méthodes |
Il s’agit d’une analyse rétrospective des données d’une base de données maintenue d’une façon prospective d’enfants (âgé moins 18 ans) adressés à l’hôpital Necker après une rupture de MAVc entre 2002 et 2019. Les facteurs prédictifs radiologiques et cliniques pour la nécessité d’une DVE ou une DVP ont été analysés en utilisant des modèles statistiques uni- et multivariés.
Résultats |
Parmi 114 patients (âge moyenne 9,8 ans±3,9 ans DS), avec 125 épisodes d’HIC après rupture de MAVc, 55 (44 %) patients ont nécessité une DVE et 5 (4,4 %) une DVP.
Le modèle de régression nominale multiple a identifié : un Glascow Coma Scale initial (GCSi) bas, une hydrocéphalie sur le scanner cérébrale initial, la présence d’une hémorragie intraventriculaire (HIV) et un modified Graeb score (mGS) élevé comme facteurs associés à la nécessité d’une DVE (tous p<0,001). Tous les enfants nécessitant une DVP ont été traités pour une hydrocéphalie initiale par une DVE et leurs mGS a eu tendance être plus élevé.
Conclusion |
Dans une grande cohorte pédiatrique des MAVc rompues, presque la moitié des patients ont nécessité une DVE et 4,4 % une DVP. Un GCSi bas et l’imagerie initiale par la mesure semi-quantitative de l’HIV par le mGS peuvent guider les décisions de prise en charge invasive dans ces situations.
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Vol 47 - N° 2
P. 133 - mars 2020 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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