Constance de la réponse selon les caractéristiques de sévérité de la maladie chez les patients atteints de psoriasis modéré à sévère traités par le guselkumab par rapport au sécukinumab : résultats de l’étude ECLIPSE à la semaine 48 - 20/11/19
Résumé |
Introduction |
ECLIPSE est une étude de phase 3, multicentrique, en double aveugle, contrôlée vs comparateur actif, comparant le guselkumab, un anticorps monoclonal anti-IL23, et le secukinumab, un anticorps monoclonal anti-IL17, dans le traitement à long terme de patients adultes atteints de psoriasis en plaques modéré à sévère. Cette analyse a évalué la constance de la réponse sous guselkumab par rapport au secukinumab dans des sous-groupes de patients prédéfinis en fonction de la sévérité du psoriasis à l’inclusion.
Matériel et méthodes |
Les patients ont été randomisés pour recevoir 100mg de guselkumab aux semaines 0, 4 et 12, puis toutes les 8 semaines (n=534), ou 300mg de sécukinumab aux semaines 0, 1, 2, 3, 4, puis toutes les 4 semaines (n=514), jusqu’à la semaine 44. Les patients randomisés pour le guselkumab ont également reçu des injections de placebo afin de faire correspondre le nombre et la fréquence des injections à celles du secukinumab afin de maintenir l’aveugle. Les proportions de patients obtenant à la semaine 48 une réponse PASI 90, une réponse PASI 100 et un score IGA de 0 ont été analysées par catégories de critères de sévérité de la maladie à l’inclusion : surface corporelle atteinte (SCA)<20 % vs 20 % ; durée de la maladie<15 vs 15 ans ; score PASI<20 vs 20 et score IGA<4 vs=4. Les données manquantes ont été imputées comme « non-répondeur ».
Résultats |
Les caractéristiques de sévérité de la maladie à l’inclusion étaient comparables entre les groupes guselkumab (n=534) et sécukinumab (n=514), respectivement : SCA 20 % (53,4 % vs 53,3 %), durée de la maladie 15 ans (58,4 % vs 53,5 %), score PASI 20 (35,6 % vs 36,6 %), et score IGA de 4 (23,8 % vs 23,7 %). Comme précédemment rapporté, dans l’ensemble de la population, une proportion significativement plus élevée de patients du groupe guselkumab ont obtenu une réponse PASI 90 à la semaine 48 par rapport au groupe secukinumab (84,5 % vs 70,0 %, p<0,001) ; les réponses PASI 100 et IGA 0 étaient de 58,2 % vs 48,4 % et de 62,2 % vs 50,4 %, respectivement. Le Tableau 1 décrit les taux de réponse à la semaine 48 selon les caractéristiques de sévérité de la maladie à l’inclusion (y compris la SCA, la durée de la maladie, le score PASI et le score IGA). Les taux de réponse étaient numériquement plus élevés chez les patients recevant du guselkumab dans tous les sous-groupes définis par la sévérité de la maladie à l’inclusion.
Conclusion |
À la semaine 48, le guselkumab présentait des taux de réponse numériquement plus élevés que le sécukinumab, quelles que soient les caractéristiques de sévérité du psoriasis à l’inclusion.
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Mots clés : Guselkumab, Psoriasis, Sécukinumab
Plan
| ☆ | Les illustrations et tableaux liés aux abstracts sont disponibles à l’adresse suivante : https://doi.org/10.1016/j.annder.2019.09.564. |
Vol 146 - N° 12S
P. A336 - décembre 2019 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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