L’insuffisance rénale chronique terminale d’origine lithiasique prise en charge en hémodialyse - 26/08/19
, A. Fradi, M.R. Troudi, A. Azzabi, S. Mrabet, W. Sahtout, N. Ben Aicha, Y. Guedri, D. Zellema, A. AchourRésumé |
Introduction |
La lithiase urinaire (LU) reste encore une cause fréquente mais peu documentée d’insuffisance rénale chronique (IRC).
Méthodes |
L’objectif de notre étude était d’identifier le profil épidémiologique de ces patients et les facteurs de risque d’évolution vers l’IRCT. Il s’agit d’une étude transversale. Nous avons identifié tous les patients hémodialysés, suite à une IRCT d’origine lithiasique, dans les différents centres d’hémodialyse de gouvernorat de Sousse. L’analyse des données a été faite par logiciel SPSS.
Résultats obtenus ou attendus |
Parmi 570 patients, nous avons colligé 5,6 % patients ayant une IRCT d’origine lithiasique. La moyenne d’âge était de 51±17,63 ans. Le sexe ratio était de 0,95. Les antécédents d’HTA, de diabète, de goutte et de MICI étaient retrouvés dans respectivement 56,4 %, 12,8 %, 7,6 % et 5,12 %. Les circonstances de découverte étaient dominées par les coliques néphrétiques et la pyélonéphrite aiguë. Dans 28,2 % des cas le diagnostic radiologique était posé en couplant l’AUSP, l’échographie rénale et l’uroscanner. Les calculs étaient récidivants, de siège bilatéral, coralliforme, obstructifs dans respectivement 51,3 %, 38,5 %, 33 % et 2,6 %. Le traitement médical était instauré dans 17,9 % des cas alors que le traitement urologique était basé sur la lithotritie extracorporelle, l’urétéroscopie et la néphrolithotomie percutanée dans respectivement 20,6 %, 12,9 % et 7,7 % des cas. La durée moyenne séparant la découverte de la LU et le diagnostic de l’IRC était de 86,87±89,6 mois. Les facteurs associés significativement à l’évolution rapide vers l’IRC étaient l’HTA (p=0,013), le diabète (p=0,022), la valeur de créatinine initiale (p=0,045), le caractère récidivant de la lithiase (p=0,045), l’alimentation salée (p=0,015) et riche en urate (p=0,039) alors que le traitement chirurgical était associé à un bon pronostic (p=0,02).
Conclusion |
La LU reste une cause sous-estimée d’IRC. Une analyse des calculs, un traitement approprié et une surveillance régulière représentent la pierre angulaire de la prise en charge.
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Vol 15 - N° 5
P. 383-384 - septembre 2019 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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