Traitement du carcinome hépatocellulaire - 10/07/19
RÉSUMÉ |
La difficulté du traitement du CHC est due à son développement quasi-constant dans un parenchyme siège d'une cirrhose, ce qui limite la tolérance des traitements locaux età — sa tendance à la multiplicité des foyers tumoraux, ce qui explique le très haut risque de récidive. Ces données expliquent que le traitement le plus logique est la transplantation hépatique qui traite à la fois la tumeur et la maladie hépatique. Le déséquilibre entre le nombre important de candidats et le nombre de greffons disponibles justifie une sélection qui ne retient que les malades ayant un très faible risque de récidive. Ce risque existe lorsque le CHC s'accompagne d'un envahissement vasculaire. Les malades à faible risque de récidive, ayant un CHC limité, sont sélectionnés par le bilan radiologique (tumeur de petite taille et/ou peu nombreuse), le bilan biologique (AFP < 400) et une histoire naturelle de plusieurs mois avec une stabilité tumorale. Si la TH n'est pas indiquée ou impossible, des traitements locaux ont une efficacité à moyen terme > 50% à trois ans. Le traitement percutané par radiofréquence est indiqué lorsque la tumeur fait < 3 cm. Le traitement chirurgical est indiqué lorsque la fonction hépatocellulaire permet de tolérer une résection partielle. Les malades ayant des lésions multiples peuvent bénéficier d'une chimioembolisation qui associe l'injection par voie intra artérielle d'une chimiothérapie, ou de particules radioactives, suivie d'une embolisation du territoire tumoral. Tous ces traitements peuvent être associés notamment chez des malades dont l'attente avant transplantation hépatique est > neuf mois. Si le malade ne peut bénéficier d'aucun de ces traitements, le Sorafénib est un traitement systémique administré par voie orale dont l'efficacité sur le pronostic à court terme doit être balancé par des effets secondaires parfois majeurs.
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.SUMMARY |
HCC is frequent and difficult to treat, especially in patients with underlying chronic liver disease. The risk of recurrence is very high. The best curative treatment for patients with limited tumors is liver transplantation (LT), an option restricted to rich countries and selected patients with a low risk of recurrence. Other curative treatments include partial liver resection in patients with excellent liver function, and radiofrequency ablation of tumors measuring less than 5 cm. Multiple tumors can be treated with transcatheter arterial chemoembolization or, more recently, 90Y radiotherapy. All these treatments may be combined in patients on the waiting list for LT. Despite its potentially severe side effects, the new multikinase inhibitor sorafenib improves survival in the terminal phase.
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Mots-clés : Carcinome hépatocellulaire, Transplantation hépatique, Ablation par cathéter, Chimioembolisaiton thérapeutique
Key-words (Index medicus) : Carcinoma hepatocellular, Liver transplantation, Catheter ablation, Chemoembolization, therapeutic
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| Tirés à part : Professeur Jacques Belghiti, même adresse |
Vol 196 - N° 1
P. 97-103 - janvier 2012 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.

