L’atteinte digestive à éosinophiles : à propos de dix cas - 17/05/19
, F. Torjmen, A. Imen, B. Syrine, J. Taieb, M.H. DougguiRésumé |
Introduction |
La pathologie digestive à éosinophiles (PDE) est une pathologie rare et hétérogène qui peut toucher n’importe quel segment du tube digestif. Elle est caractérisée par une infiltration de la paroi digestive par des polynucléaires éosinophiles(PNE).
L’objectif de notre travail est d’étudier les caractéristiques cliniques, endoscopiques histologiques et évolutives de cette entité.
Patients et méthodes |
Il s’agissait d’une étude rétrospective colligeant tous les cas d’œsophagite, de gastroentérite et de colite àéosinophiles entre janvier 2012 et novembre 2018. Le diagnostic a été posé sur l’examen anatomopathologique des biopsies au moment de l’endoscopie ou par la présence d’un taux élevé de PNE dans le liquide d’ascite en présence de symtomatogie digestive et en absence de parasitose ou d’affection extradigestive.
Résultats |
Nous avons inclus 10 malades : 5 cas d’œsophagite à éosinophiles(OE),un cas de gastroentérite à éosinophiles(GEE) et 4 cas de colite à éosinophiles (CE).
Concernant l’OE, il s’agissait de 5 hommes d’âge moyen de 39 ans. La symptomatologie était dominée par la dysphagie (80 %). Un seul patient avait un reflux gastro-œsophagien. Un terrain d’atopie a été retrouvé chez un malade. L’endoscopie haute a révélé un aspect annulaire de l’œsophage dans 20 % des cas. L’évolution sous traitement par IPP était favorable chez tous les patients. Concernant les GEE, il s’agissait d’une patiente âgée de 56 ans aux antécédents d’atopie, hospitalisée pour douleur et distension abdominale en rapport avec une ascite de moyenne abondance dont la ponction exploratrice a révélé un exsudat riche en PNE. La patiente a été explorée par une endoscopie digestive haute et basse avec biopsies étagées dont l’examen histologique a conclu à la présence d’œsophagite, de gastroentérite et de colite à éosinophiles. Une hyperoesinophilie sanguine a été objectivé à la biologie. La patiente a été mise sous corticothérapie avec rémission clinique et biologique. Pour les CE, il s’agissait de 2 femmes et 2 hommes. L’âge moyen était de 49 ans. La coloscopie était motivée par la présence de douleurs abdominales chez tous les patients, associés à une diarrhée dans un cas et un épisode de rectorragies chez un autre. Une patiente avait une allergie cutanée. Tous les patients ont été mis sous traitement symptomatique avec bonne évolution.
Conclusion |
La PDE est une pathologie en recrudescence mais reste rare. Bien que la physiopathologie est non encore complètement élucidée, le rôle des allergènes est indiscutable. Le tableau clinique est non spécifique et dépend de la profondeur de l’atteinte digestive et du segment touché.
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Vol 40 - N° S1
P. A174 - juin 2019 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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