Conséquences neurologiques centrales après un traumatisme musculaire périphérique - 03/10/18
, Victoria Lepere a, c, d, Anne Danckaert a, e, Gabriella Ferreira de Medeiros a, Olivier Langeron a, c, d, Fabrice Chrétien a, f, g, Grégory Jouvion aRésumé |
Introduction/Objectifs |
Les traumatismes mécaniques représentent la première cause d’années de vie perdues chez le sujet jeune, en raison des nombreuses séquelles pérennes que subissent les patients [1]. Parmi celles-ci, les conséquences neurologiques font partie des plus graves et des plus invalidantes [2, 3]. L’objectif de notre projet est de caractériser l’impact immédiat et à long terme d’un traumatisme périphérique sur l’encéphale, à l’échelle clinique (altération du comportement et des capacités cognitives), tissulaire (neuro-inflammation) et cellulaire (réactivité des cellules microgliales).
Matériels/Patients et méthodes |
Dans un modèle murin génétiquement modifié (souris CX3CR1GFP/+, dont les cellules microgliales sont vertes fluorescentes), utilisation d’approches cliniques (tests de comportement) en parallèle d’approches morphologiques (techniques d’histologie/morphométrie combinées à la microscopie confocale 3D automatisée permettant l’analyse fine de la morphologie/réactivité des cellules microgliales).
Résultats |
Les résultats obtenus montrent un impact majeur du traumatisme musculaire sur l’encéphale :
– à la fois dans un temps précoce après la lésion musculaire, avec une réactivité des cellules microgliales dans différentes régions encéphaliques notamment dans l’hippocampe avec une augmentation de la complexité microgliale en 24 heures ;
– à un temps tardif après cicatrisation complète de la blessure musculaire (21 jours), avec une altération de la mémorisation d’un nouvel objet chez les souris blessées malgré l’absence de séquelle locomotrice.
Conclusions |
Les possibles séquelles neurologiques sont à prendre en considération dans le cadre de tout traumatisme, même si celui-ci ne touche pas directement l’encéphale. La simple destruction du tissu musculaire peut être à l’origine de troubles cognitifs, durables, même après cicatrisation complète.
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Mots clés : Traumatisme musculaire périphérique, Réactivité microgliale, Histologie, Tests comportementaux
Plan
Vol 102 - N° 338
P. 144 - septembre 2018 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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