La formation de nanotubes induite par la perte de RASSF1A/GEFH1 dépend de Rab11 - 03/10/18
, Bastien Jean-Jacques b, Magalie Bénard c, Nicolas Elie d, Ludovic Galas c, Damien Schapman c, Maureen Keller e, Elodie Maille f, Gérard Zalcman g, Guénaëlle Levallet aRésumé |
Introduction/Objectifs |
Les cellules de la lignée bronchique épithéliale humaine (HBEC-3) n’exprimant plus RASSF1A, un gène suppresseur de tumeur et de métastase fréquemment inactivé dans le Cancer Bronchique, forment davantage de nanotubes, une jonction cellulaire longue distance [1], favorisée par le stress cellulaire [2] a priori impliquée dans la carcinogenèse [3]. Les mécanismes cellulaires contrôlant la formation des nanotubes sont peu compris.
Matériels/Patients et méthodes |
Les cellules HBEC-3 sont transfectées par différents siARN (inactif, anti-RASSF1A, anti-GEFH1 et/ou anti-Rab11). À 48h post-transfection :
– le nombre et la longueur des nanotubes par cellule sont quantifiés ;
– les organites, préalablement marqués par des traceurs spécifiques, échangés via ces structures sont suivis en temps réel sous microscope à fluorescence équipé d’une caméra.
Résultats |
L’extinction de RASSF1A double le nombre et la longueur des nanotubes, qu’elle soit exposée ou non au stress cellulaire, et donc les échanges intercellulaires. Mécanistiquement, l’inactivation de RASSF1A augmente le nombre de nanotubes par l’inactivation de GEFH1 et l’activation de Rab11 conduisant à la perturbation du relargage des vésicules de l’exosome, impliqué dans la formation des nanotubes [4]. En effet, si la perte d’expression de GEFH1 augmente, à l’instar de l’absence de RASSF1A, le nombre et la longueur des nanotubes, à l’inverse, l’extinction concomitante de RASSF1A et Rab11, diminue le nombre et la longueur des nanotubes et donc les échanges intercellulaires.
Conclusions |
Cette étude identifie une partie des mécanismes cellulaires expliquant la formation de ces nouvelles jonctions communicantes que sont les nanotubes et décrit un nouveau mécanisme par lequel, l’inactivation d’un gène suppresseur de tumeur, tel que RASSF1A, contribue à la carcinogenèse bronchique soit en facilitant la communication intercellulaire.
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Mots clés : RASSF1A, Nanotubes, GEFH1, Stress cellulaire, Exocytose
Plan
Vol 102 - N° 338
P. 142 - septembre 2018 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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