La ponction-biopsie rénale :indications complications et résultats - 17/09/18
, H. Meghraoui, M. Benabdelhak, Y. Bentata, I. HaddiyaRésumé |
Introduction |
La ponction-biopsie rénale (PBR) est une technique indispensable au diagnostic des maladies rénales. Ce geste demeure invasif avec diverses complications, essentiellement hémorragiques. L’objectif de notre travail était d’étudier notre pratique de la PBR, mettre le point sur la technique de la PBR transcutanée, évaluer ses complications, et déterminer les néphropathies diagnostiquées dans notre région.
Patients/matériels et méthodes |
Étude rétrospective, entre janvier 2015 et juin 2017.
Soixante-neuf patients du service de néphrologie du CHU Mohamed VI d’Oujda ayant bénéficié d’une biopsie de reins natifs.
Résultats |
L’âge moyen des patients était de 38,16±13 ans, le sex-ratio (H/F) était de 0,86. Le syndrome néphrotique était l’indication la plus fréquente. Les néphropathies glomérulaires représentaient 81 % des maladies rénales, réparties comme suit : la glomérulonéphrite extra-membraneuse chez 19 % des patients, la hyalinose segmentaire et focale chez 18 %, la glomérulonéphrite lupique chez 11 %, les glomérulonéphrites chroniques dans 11 % des cas, la glomérulonéphrite membranoproliférative chez 7 %, la glomérulonéphrite extra-capillaire chez 5 % à part égale avec l’amylose rénale. Quatre pour cent des PBR étaient en faveur d’une néphropathie diabétique. Avec un taux estimé à 2 % chacune, l’étude histopathologique avait retrouvé la glomérulonéphrite aiguë post-infectieuse, la lésion glomérulaire minime, la néphropathie à IgA, les vascularites, les néphropathies tubulo-interstitielles ainsi que la microangiopathie thrombotique. Cinq pour cent des PBR étaient aglomérulaires. L’hématurie macroscopique était la principale complication (2,8 %).
Discussion |
La pratique de la PBR en néphrologie manque considérablement dans de nombreux pays en voie de développement. On n’a pas noté de complications majeures. La littérature rapporte que ces complications majeures surviennent dans 6 à 7 % des biopsies rénales. Les complications létales sont devenues exceptionnelles [1]. Le syndrome néphrotique est le mode de présentation le plus fréquent des maladies rénales chez nos patients de tout âge. Il représente ainsi la première indication de la PBR avec une fréquence de 61 %. En Europe, cette fréquence était estimée à 31 % [2]. Chez l’ensemble de nos patients, les premières causes du syndrome néphrotique sont la GEM, la HSF et GL. Ceci a été retrouvé également dans d’autres études [3].
Conclusion |
La PBR reste le gold standard du diagnostic de la maladie rénale, cependant Le diagnostic syndromique permet au clinicien d’identifier la maladie rénale la plus probable et de guider les thérapeutiques urgentes.
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Vol 14 - N° 5
P. 395-396 - septembre 2018 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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