Spasmes du nourrisson : est ce que c’est toujours le syndrome de West ? - 01/08/18
, Ines Kammoun, Fida Allaya, Asma Haddar, Rim Kammoun, Leila Triki, Hela G. Zouari, Kaouthar MasmoudiRésumé |
Introduction |
Les spasmes se définissent par de brusques et brèves contractions. Survenant chez des nourrissons normaux sur le plan psychomoteur posent le problème diagnostique de leur origine épileptique ou non épileptique. Plusieurs cas de spasmes chez les nourrissons sont pris à tort comme manifestation d’un syndrome de West. L’objectif de l’étude était d’évaluer l’apport de l’EEG dans le cas de spasmes ?
Méthodes |
Étude rétrospective à propos de 36 nourrissons d’âge moyen de 6 mois présentant plusieurs épisodes de spasmes. Ils ont bénéficié d’un EEG couplé à l’ENMG. Les signes cliniques ont été détaillés. Les tracés EEG ont été analysés.
Résultats |
Trente-six nourrissons d’âge moyen 6 mois. Dix-neuf sur 36 des nourrissons avaient des antécédents de souffrance fœtale aiguë. Vingt et un sur 36 nourrissons ont présenté des crises épileptiques. Un retard psychomoteur a été noté chez 23 enfants. Seize sur 36 avaient un trouble du tonus. L’EEG a confirmé une hypsarythmie dans 8 cas. Vingt-huit sur 36 enfants avaient des paroxysmes pathologiques. Le spasme électroclinique a été confirmé sur 18 EEG seulement. La triade du syndrome de West à savoir les spasmes, le retard psychomoteur ainsi que l’hypsarythmie a été notée chez 7 nourrissons. Dix sur 36 enfants ont eu une bonne organisation de l’électrogenèse cérébrale sans paroxysmes.
Conclusion |
Les spasmes infantiles sont les crises définissant le syndrome de West. Il faut rappeler qu’un EEG avec des anomalies de type pointes ou pointes ondes peut être observé chez des enfants non épileptiques. Des mouvements paroxystiques non épileptiques peuvent être jugés à tort comme des spasmes exemple des Myoclonies bénignes du sommeil : sursauts myocloniques répétitifs sans traduction électrique à l’EEG. La détermination de l’origine épileptique ou non des spasmes doit se baser sur un faisceau d’arguments. L’EEG est primordial car il peut aider dans la résolution de l’énigme des spasmes.
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Mots clés : Épilepsie, Myoclonies, Spasmes
Plan
Vol 48 - N° 4
P. 239 - septembre 2018 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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