Electroencéphalogramme et tumeurs cérébrales - 01/08/18
, Nouha Farhat, Nadia Bouattour, Hanene Haj Kacem, Olfa Hdiji, Salma Sakka, Mariem Dammak, Chokri MhiriRésumé |
Introduction |
L’épilepsie est une manifestation fréquente des tumeurs cérébrales. L’EEG occupe une place prépondérante au moment du diagnostic puisqu’il permet d’écarter les manifestations non épileptiques. L’objectif était de déterminer les anomalies électriques en fonction de la topographie, la profondeur et la malignité de la tumeur cérébrale.
Méthodes |
Nous avons mené une étude prospective sur une période de 3 ans (2015–2017), incluant les patients présentant une épilepsie symptomatique d’une tumeur cérébrale. Tous nos patients ont bénéficié d’un enregistrement EEG.
Résultats |
Vingt-cinq patients étaient inclus dans notre étude. La tumeur cérébrale était bénigne chez 15 patients et maligne dans le reste des cas. Le lobe frontal était le plus incriminé (72 %, versus 24 % pour le lobe temporal, 20 % pour le lobe pariétal et 4 % pour le lobe occipital). Une atteinte corticale était présente chez 88 % des malades. Les CE étaient focales dans 63 % des cas. L’EEG était sans anomalies dans 33,3 % des tumeurs bénignes et 40 % des tumeurs malignes. Des anomalies paroxystiques à type de p et PO étaient enregistrées surtout chez les patients avec tumeur bénigne (53,3 % versus 30 % des tumeurs malignes). Par contre, un ralentissement focal était enregistré surtout en cas de tumeur maligne (40 % versus 13 % des tumeurs bénignes). Ces anomalies inter critiques étaient focales dans 96 % des cas, de localisation antérieure dans la majorité des cas.
Conclusion |
Les anomalies électriques peuvent varier en fonction de la topographie lésionnelle et de la nature de la tumeur. L’atteinte la plus caractéristique est la présence d’ondes lentes focales, qui sous-entendent l’existence d’une cellularité importante, et qui sont plus fréquentes en cas de tumeurs malignes. Les anomalies EEG se modifient dans le temps, en parallèle de la progression tumorale. D’où l’intérêt d’un suivi EEG, surtout pour distinguer les CE des manifestations non épileptiques.
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Mots clés : Électroencéphalogramme, Épilepsie, Tumeurs cérébrales
Plan
Vol 48 - N° 4
P. 228 - septembre 2018 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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