Séquelles neurologiques et hypersignaux T2 de la substance blanche dans le cadre d’une épilepsie occipitale secondaire à une hyperglycémie sans cétone - 27/03/18
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Résumé |
Introduction |
L’hyperglycémie sans cétone peut être responsable de crises partielles à point de départ occipital avec des anomalies radiologiques à l’IRM cérébrale à type d’hyposignal T2 au niveau de la substance blanche.
Observation |
Nous rapportons le cas d’un patient de 47 ans aux antécédents d’hépatite C traitée qui a commencé à présenter 2 mois avant son hospitalisation une amputation du champ visuel à droite avec des troubles visuels à type de flashs lumineux paroxystiques et des épisodes d’hémiparésie droite fluctuante avec à l’examen clinique une hémianopsie latérale homonyme droite isolée. La glycémie à jeun est à 4g/L sans cétonurie. L’ HbA1c est à 16.2 %. L’EEG est dépourvu d’anomalie épileptique paroxystique ou de foyer. L’IRM cérébrale montre un hypersignal en diffusion au niveau occipital et pariétal gauche avec baisse de l’ADC, un hyposignal FLAIR prédominant au niveau de la substance blanche avec épaississement du ruban cortical, sans prise de contraste pathologique. Un traitement antiépileptique par lévétiracétam associé à une insulinothérapie et un antidiabétique oral est introduit, permettant une amélioration des glycémies et une disparition des anomalies visuelles paroxystiques mais la persistance d’une hémianopsie latérale homonyme droite. L’IRM cérébrale de contrôle à 2 mois retrouve la persistance d’anomalies en pariéto-occipital gauche au niveau de la substance blanche en hypersignal FLAIR, diffusion, et hyposignal T1 sans atteinte corticale.
Discussion |
Quelques cas de crises partielles occipitales dans un contexte d’hyperglycémie sans cétone sont décrits dans la littérature. Les patients présentaient des troubles visuels, des anomalies radiologiques régressives après l’instauration du traitement avec un EEG pathologique. Il s’agit du premier cas décrit avec un EEG sans anomalie, des séquelles radiologiques et des séquelles visuelles favorisées par le retard diagnostique et thérapeutique.
Conclusion |
L’épilepsie partielle occipitale dans l’hyperglycémie sans cétone est une urgence diagnostique et thérapeutique permettant d’éviter des séquelles neurologiques visuelles définitives.
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Mots clés : Hyperglycémie, Occipital, Épilepsie
Plan
Vol 174 - N° S1
P. S19-S20 - avril 2018 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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