L’analyse des PUM : une affaire d’expert ? - 27/03/18
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Résumé |
Dès les années 1945–50s, il est apparu que l’analyse globale des tracés électromyographiques (EMG) devait être complétée par une mesure des potentiels d’unité motrice (PUM). La question concerne notamment l’interprétation des tracés de contraction volontaire pauvres en PUM. Si une telle pauvreté est le plus souvent causée par une atteinte neurogène réduisant le nombre de fibres nerveuses fonctionnelles, elle peut aussi résulter d’une atteinte myogène détruisant les fibres musculaires d’unités motrices entières. Pour rattacher ces derniers cas à une myopathie, il convient d’isoler les PUM restants et de montrer que le manque d’unités motrices fonctionnelles constaté sur le tracé résulte d’une réduction primitive du nombre de fibres musculaires fonctionnelles au sein des unités motrices. Parmi les multiples paramètres qu’il a été proposé de mesurer dans cet objectif, la durée de la pointe des PUM est certainement le plus commode et le plus pertinent. L’analyse des PUM est fondamentale aussi pour apprécier les phénomènes de réinnervation collatérale et démasquer les aspects faussement riches de certains tracés. Dans les années 1980–2000, les machines d’EMG ont été équipées de plusieurs types de logiciels permettant d’extraire facilement les PUM des tracés EMG : techniques de seuil isolant les PUM les plus amples grâce à une barre de seuil réglable par l’examinateur ; méthodes d’analyse multi-PUM individualisant les différents PUM constitutifs d’un tracé grâce à des logiciels de reconnaissance de forme. Qu’on utilise une technique ou l’autre, une mesure correcte des PUM demande de placer l’aiguille au mieux dans le territoire de chacun. Les règles à respecter pour cela sont les règles usuelles d’électrophysiologie et ne demandent pas une expertise particulière : le PUM doit être présenté à la mesure avec une phase principale négative, une amplitude maximale et un front de montée le plus raide possible. Dans cette opération, l’oreille est utile pour guider la main. L’expertise de l’examinateur s’exprime surtout dans le choix des PUM mesurés qui doivent être représentatifs de l’état du muscle et, avant même, dans le choix des muscles explorés, selon les diverses hypothèses pathologiques envisageables.
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Mots clés : Électromyographie, Myopathie, Neuropathie
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Vol 174 - N° S1
P. S165-S166 - avril 2018 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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