Neuropathie périphérique et Duodopa : revue de la littérature, expérience toulousaine et perspectives - 27/03/18
, Julia Dupouy 1, Christine Brefel-Courbon 2, Olivier Rascol 1, Fabienne Ory-Magne 3, Pascal Cintas 4, Karl Barange 5| pages | 2 |
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Résumé |
Introduction |
L’administration intra duodénale de Lévodopa (Duodopa®) est associée à des cas de neuropathies périphériques. Le lien entre maladie de Parkinson, L-dopa et Duodopa®, et leur survenue, reste encore flou.
Objectifs |
Décrire la fréquence de survenue et le type de neuropathies sous Duodopa® dans l’expérience toulousaine. Proposer au travers de la littérature un protocole de suivi et de prise en charge.
Méthodes |
Dans cette étude monocentrique rétrospective, menée entre 2014 et 2015, tous les patients parkinsoniens au stade des complications motrices sévères et invalidantes de la dopathérapie, relevant d’un traitement par Duodopa®, ont été inclus. Ils ont été évalués avant Duodopa®, puis tous les 6 mois pendant 18 mois (T18), au moyen d’une évaluation standardisée comprenant : examen clinique, électromyographie et bilan biologique (dosage des vitamines B6, B12 et de l’homocystéine).
Résultats |
Sur 12 patients inclus, 3 avaient une neuropathie préexistante. À 18 mois, 6 patients (67 %), avaient une neuropathie à l’EMG dont 2 présentaient des signes cliniques. Dans ce groupe, la dose quotidienne de Lévodopa a été significativement augmentée (p=0,036) comparativement au groupe des patients sans neuropathie. Il n’y avait pas de différence significative concernant les dosages vitaminiques entre les 2 groupes. Chez les patients présentant une neuropathie avant traitement, un seul s’est aggravé sur l’EMG.
Discussion |
La survenue d’une neuropathie est fréquente et précoce sous Duodopa®, le plus souvent de type sensitive mais asymptomatique. Un suivi électromyographique tous les 6 mois pourrait être préconisé pour le suivi. Les doses de Lévodopa, seul facteur de risque retrouvé, sont à surveiller. Une supplémentation vitaminique doit être réalisée lorsqu’il existe une carence ou une hyper homocystéinémie.
Conclusion |
Si le risque de neuropathie semble fréquent sous Duodopa®, les mécanismes demeurent flous et les stratégies préventives également. Un observatoire des neuropathies des patients sous Duodopa® en France est préconisé.
Informations complémentaires |
L’étude n’a pas bénéficié de financement public ou privé.
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Mots clés : Infusion intra-duodénale de Lévodopa, Parkinson, Neuropathie
Plan
Vol 174 - N° S1
P. S113-S114 - avril 2018 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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