Calcification du ligament collatéral latéral du pouce par dépôt d’hydroxyapatite. À propos d’un cas et revue de la littérature - 29/11/17
: orateur, Wassim Zribi, Ameur Abid, Wajdi Bouaziz, Mohamed Ali Rebai, Mohamed Zribi, Hassib Keskes| pages | 2 |
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Résumé |
La calcification du ligament collatéral latéral (LCL) de la métacarpo-phalangienne du pouce (MCPP) est une pathologie rare. Cette calcification peut être due à un dépôt de cristaux d’hydroxyapatite rentrant dans le cadre du rhumatisme apatitique de la main. À travers le cas d’un homme de 36 ans qui a présenté des calcifications du LCL de la MCPP, nous essayons d’étayer les caractéristiques cliniques et paracliniques ainsi que les modalités thérapeutiques de cette pathologie. Il s’agit d’un homme de 36 ans qui se plaint de douleur chronique de la MCPP et chez qui, l’examen trouve un aspect inflammatoire avec un œdème, une rougeur et une douleur à la palpation du LCL de la MCPP. La mobilisation douce de la MCPP était non douloureuse. Le bilan inflammatoire et phosphocalcique était normal. La radiographie standard a objectivé une calcification du LCL de la MCPP. L’échographie trouve un dépôt calcique du LCL. Ces lésions ont été mieux analysées par une tomodensitométrie du pouce. Par ailleurs, l’exploration radiologique des autres articulations était normale. Un traitement symptomatique à base d’antalgiques et d’anti-inflammatoires a été instauré. Une immobilisation par une orthèse prenant le pouce a été maintenu pendant trois semaines. Le patient retrouve, après le traitement conservateur, une nette amélioration clinique et radiologique avec régression des douleurs du pouce et une fonction normale de la main. Le LCL de la MCPP constitue une localisation rare du rhumatisme apatitique. La main et le poignet sont la localisation la plus fréquente, après l’épaule, de dépôts péri-articulaires de cristaux d’apatite. Ils se voient typiquement au niveau du fléchisseur ulnaire du carpe proche du pisiforme. Le diagnostic s’établit par une radiographie des mains. L’échographie permet de fournir des précisions sur la localisation des calcifications. Le diagnostic différentiel se fait avec une arthrite septique ou une autre arthropathie métabolique. Un traitement symptomatique, faisant appel aux anti-inflammatoires non stéroïdiens et à la colchicine, s’avère suffisant pour la guérison. Après quelques poussées douloureuses, ces calcifications peuvent disparaitre spontanément. Leur persistance indique une exérèse chirurgicale. Les calcifications non traumatiques de la main doivent faire évoquer le dépôt d’hydroxyapatite mais aussi les dépôts d’origine métabolique telle qu’une goutte tophacée ou les maladies systémiques telle que la polyarthrite rhumatoïde. Pour cela, une enquête étiologique est indispensable pour bien adapter la conduite thérapeutique.
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Vol 36 - N° 6
P. 472-473 - décembre 2017 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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