Étude anatomique et radiologique de la dévascularisation pelvienne chez la femme après cystectomie et de son retentissement fonctionnel - 28/11/17
, Guillaume de Bonnecaze b, Lucie Even c, Patrick Chaynes d, Xavier Gamé c, Mathieu Roumiguié cRésumé |
Objectif |
Évaluer la dévascularisation pelvienne et périnéale chez la femme après cystectomie totale pour cause neuro-urologique et ses conséquences fonctionnelles.
Matériel et méthode |
Il s’agit d’une étude anatomique, clinique et radiologique prospective. Nous avons réalisé 25 dissections de pelvis de cadavres frais de femmes adultes de façon bilatérale afin d’identifier les branches de division de l’artère ombilicale et ainsi montrer que l’artère ombilicale conserve chez certaines patientes son statut embryonnaire qui est d’être à l’origine de la vascularisation pelvienne [1, 2]. Nous avons comparé les examens d’imagerie réalisés en pré- et postopératoire (angio IRM) de 11 patientes devant bénéficier d’une cystectomie. Nous avons ainsi quantifié l’amputation de la vascularisation pelvienne sur l’imagerie postopératoire. Également le questionnaire Female Sexual Function Index (FSFI) a été analysé dans le but de mettre en évidence un éventuel retentissement fonctionnel sexuel.
Résultats |
L’étude anatomique met en évidence une grande variabilité de la distribution des branches de division de l’artère iliaque interne dont certaines naissent de l’artère ombilicale : l’artère utérine dans la majorité des cas, et l’artère pudendale interne (qui vascularise le clitoris et les petites lèvres). L’étude radiologique montre une dévascularisation pelvienne et périnéale conséquente dépendante de la topographie de la ligature chirurgicale (lors de la ligature de l’artère ombilicale à son origine). Les résultats préliminaires de l’analyse comparative du questionnaire FSFI en pré- et postopératoire ne semblent pas mettre en évidence de majoration des troubles sexuels.
Conclusion |
La ligature non sélective prive le périnée d’une partie de sa vascularisation. Il est donc licite au vu des possibles conséquences fonctionnelles engendrées, notamment sexuelles, de discuter le bénéfice d’une ligature chirurgicale plus sélective. L’étude préliminaire des conséquences fonctionnelles chez ces patientes traitées pour cause neuro-urologique pourrait être biaisée par l’atteinte périnéale neurologique associée.
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Mots clés : Artère ombilicale, Cystectomie, Dévascularisation, Trouble sexuel, Ligature sélective
Plan
Vol 101 - N° 335
P. 192 - décembre 2017 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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