Évolution de la qualité de vie au cours du temps suite à un diagnostic d’un mélanome ou d’un cancer du sein : résultats comparatifs sur deux ans - 25/11/17
Résumé |
Introduction |
Les recherches longitudinales étudiant l’évolution de la qualité de vie liée à la santé suite à un diagnostic de cancer portent principalement sur un seul type de cancer. Peu de données sont disponibles à propos de potentielles différences selon le type de tumeur. La présente étude vise à comparer les changements de la qualité de vie liée à la santé pendant deux années après le diagnostic d’un cancer du sein ou d’un mélanome et à déterminer les variables sociodémographiques associées au cours du temps à la qualité de vie liée à la santé.
Matériel et méthodes |
Entre 2010 et 2013, tous les patients consécutifs nouvellement diagnostiqués avec un cancer du sein (n=215) ou un mélanome (n=78), vus dans 2 unités d’oncologie, ont complété des questionnaires dans un délai d’un mois après le diagnostic puis 6, 12 et 24 mois plus tard. Des analyses de modélisation multiniveaux ont été utilisées pour comparer l’évolution au fil du temps des dimensions de la qualité de vie, mesurées par l’EORTC QLQ-C30. L’effet longitudinal des variables sociodémographiques sur la qualité de vie a également été évalué.
Résultats |
Les patients atteints d’un mélanome ou d’un cancer du sein ont rapporté une diminution de la qualité de vie liée à la santé après le diagnostic, suivie d’une amélioration au cours du temps, pouvant aller pour certains à un retour à leur état initial 2 ans après le diagnostic. Cet effet « rebond » s’est produit plus tardivement pour les patients atteints de mélanome que pour ceux ayant un cancer du sein. De plus, la qualité de vie liée à la santé était positivement associée à l’âge et négativement associée à la vie en couple, c’est-à-dire que les sujets jeunes et d’autre part en couple ont eu plus de détérioration de leur qualité de vie et ce pour les 2 types de cancer (Annexe A).
Discussion |
Ces résultats suggèrent que le soutien aux patients dans les unités hospitalières devrait dépendre du type de cancer. Les patients atteints de mélanome doivent être particulièrement encadrés car le retour à la normale de leur qualité de vie est plus lent. Cette différence peut s’expliquer par la différence de stratégies de coping mises en place et en particulier moins de recherche de support social. Notre étude a montré que les sujets jeunes avaient une perte de qualité de vie plus importante, ce qui en en accord avec la littérature qui avait objectivé un stress plus important après découverte de cancer chez les sujets jeunes. Étonnamment, nos résultats suggèrent que la vie avec un conjoint est corrélée négativement à la qualité de vie. Les différentes explications sont l’atteinte de l’image corporelle des patients après la chirurgie et la moindre recherche de support social chez les sujets en couple.
Conclusion |
L’accompagnement des sujets après découverte d’un mélanome est essentielle et les sujets les plus jeunes et en couple sont à cibler particulièrement.
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Mots clés : Cancer du sein, Mélanome, Qualité de vie
Plan
| ☆ | Les illustrations et tableaux liés aux abstracts sont disponibles à l’adresse suivante : http://dx.doi.org/10.1016/j.annder.2017.09.523. |
Vol 144 - N° 12S
P. S311 - décembre 2017 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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