Rupture prématurée des membranes à terme - 01/01/02
Jean-Charles Pasquier : Docteur en médecine, praticien hospitalier universitaire
Fédération Femme-mère-nouveau-né, hôpital Édouard Herriot, place d'Arsonval, 69437 Lyon cedex 03 France
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Résumé |
La rupture prématurée des membranes à terme se définit comme la rupture franche de l'amnios et du chorion, avant le début du travail, à partir de 37 semaines d'aménorrhée. Sa fréquence est de l'ordre de 8 %.
En l'absence d'induction, le travail démarre spontanément dans les 24 heures chez 60 % des patientes et dans les 72 heures chez 77 %. La rupture prématurée des membranes s'accompagne d'une augmentation chez la mère du taux de chorioamniotite (1 à 7 %) et chez l'enfant du taux d'infections néonatales (1 à 3 %). Trois facteurs apparaissent responsables : la pratique du toucher vaginal avant le travail, la colonisation maternelle par le streptocoque du groupe B, la prolongation de la phase de latence au-delà de 36-48 heures.
Un prélèvement vaginal avec culture à 36 semaines d'aménorrhée est recommandé. En cas de résultat positif, l'antibiothérapie doit être débutée dès la rupture.
À l'admission, chez les patientes qui ne sont pas en travail, le toucher vaginal est déconseillé et doit être remplacé par l'examen au spéculum. L'enregistrement du rythme cardiaque foetal est indispensable.
Le déclenchement du travail par ocytocine (par voie intraveineuse) ou prostaglandines (gel vaginal) peut être proposé, soit d'emblée, soit après un délai d'observation de 12 à 24 heures pour attendre le début spontané des contractions.
Mots-clés : rupture prématurée des membranes, chorioamniotite, induction du travail
Plan
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