Glomérulonéphrites aiguës postinfectieuses surajoutées à une néphropathie diabétique : expérience du service de néphrologie de Monastir - 16/09/17
, R. Troudi, M. Ben Salem, A. Letaif, H. Skhiri, S. Aloui, F. Ammeur, N. Ben DhiaRésumé |
Introduction |
L’incidence de la glomérulonéphrite aiguë postinfectieuse (GNA) a fortement diminué, touchant actuellement principalement des adultes immunodéprimés (diabète, éthylisme chronique, néoplasies) et associée à un tableau et un pronostic plus sévères. Nous nous intéressons dans notre travail aux GNA survenant chez des patients ayant une néphropathie diabétique.
Patients et méthodes |
Notre étude est rétrospective. Elle avait concerné les patients atteints de GNA sur néphropathie diabétique suivis au service de néphrologie de Monastir entre la période de 2012 et 2016.
Résultats |
Nous avons colligés 14 cas de GNA sur néphropathie diabétique. Le sex-ratio (F/H) était de 0,55. L’âge médian était de 53 ans (extrême de 32 à 76 ans). La porte d’entrée est cutanée (PE) dans 64 % (9 cas), ORL dans 21 % (3 cas) et dans 2 cas la PE n’a pas été mise en évidence. Le diabète était mal contrôlé dans 57 % (8 cas). Sur le plan clinique, une HTA était notée dans 64 % (9 cas), un syndrome œdémateux dans 64 %, une hématurie dans tous les cas et une protéinurie d’abondance variable dans tous les cas. Une insuffisance rénale rapidement progressive était notée dans 5 cas. La PBR était réalisée pour les 14 patients montrant dans 9 cas une GNA bénigne et dans 5 cas une GNA maligne (soit 35 %). Il y a eu un recours à l’hémodialyse en urgence dans 35 % (5 cas) et à la corticothérapie dans les cas de GNA malignes. L’évolution est marquée par récupération de la fonction rénale dans 71 % (10 cas), l’évolution vers l’insuffisance rénale chronique terminale était notée pour 4 patients (19 %) puis l’évolution est marquée par le décès de 2 de ces patients.
Discussion |
La GNA est plus fréquente en cas de diabète non ou mal traité, la porte d’entrée est préférentiellement la voie cutanée au contraire à la population générale ou la PE est souvent ORL-La GNA maligne est plus fréquente par rapport à la population générale et le recours plus fréquemment à l’épuration extrarénale et à la corticothérapie.
Conclusion |
La GNA est plus grave chez le diabétique par rapport à la population générale et le recours plus fréquemment à l’épuration extrarénale à la phase aiguë et une évolution plus fréquente à l’insuffisance rénale chronique terminale.
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Vol 13 - N° 5
P. 353-354 - septembre 2017 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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