Évaluation clinique des arthrodèses de l’arrière-pied associées à deux types de greffes : « allogreffe–demineralized bone matrix (DBM)–ponction de moelle » versus « autogreffe-DBM ». Revue de 115 arthrodèses - 24/08/17
Clinical assessment of 115 cases of hindfoot fusion with two different types of graft: Allograft + DBM + bone marrow aspirate versus autograft + DBM
, P.-A. Deleu b, C. Detrembleur c, T. Leemrijse b| pages | 6 |
| Iconographies | 2 |
| Vidéos | 0 |
| Autres | 0 |
Résumé |
Introduction |
La pseudarthrose est une complication fréquente (15 %) des arthrodèses de l’arrière-pied et de la cheville. L’utilisation d’autogreffe permet d’améliorer la fusion grâce à ses propriétés d’ostéoconduction, d’ostéo-induction et d’ostéogénicité. Cependant, le prélèvement des autogreffes est source de morbidité. Une alternative est le traitement combiné allogreffe–demineralized bone matrix (DBM)–ponction de moelle iliaque. Par cette association, cette greffe se rapproche des propriétés biologiques de l’os sain. Employée seule, l’allogreffe présente des propriétés ostéoconductrices et parfois structurales. L’ajout de DBM permet d’apporter des propriétés d’ostéo-induction et d’améliorer l’ostéoconductivité. La ponction de moelle y amène la cellularité et donc des propriétés d’ostéogénicité.
Hypothèse |
Au vu de ses propriétés intrinsèques, l’allogreffe–DBM–ponction est aussi efficace que le traitement par autogreffe-DBM, tout en simplifiant la pratique clinique.
Matériel et méthodes |
Cent quinze arthrodèses ont été étudiées chez 80 patients répartis en deux groupes : autogreffe-DBM vs allogreffe–DBM–ponction de moelle. L’efficacité des traitements a été évaluée selon des critères cliniques (temps et taux de fusion) et radiologiques (pont trabéculaire osseux, disparition de l’interligne). Un scanner a été réalisé lorsque les critères radiocliniques n’ont pas pu confirmer la consolidation (60 % des cas).
Résultats |
Il n’y avait pas de différence significative entre les deux groupes lorsque l’on compare le taux de fusion, le temps de fusion, le nombre d’ossifications hétérotopiques, le taux de révision et la quantité de DBM utilisée. Le taux de pseudarthroses était de 18 % (groupe autogreffe) vs 13 % (groupe allogreffe) et le taux d’infection de 11 % vs 4 %.
Discussion |
L’allogreffe–DBM–ponction de moelle est une alternative à l’autogreffe-DBM sans augmenter le taux de complication et de pseudarthrose. Les ostéonécroses et les reprises chirurgicales constituent un facteur de risque.
Niveau de preuve |
Étude de niveau III ; rétrospective.
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Mots clés : Matrice osseuse déminéralisée, Arthrodèse, Autogreffe, Allogreffe
Plan
| ☆ | Ne pas utiliser, pour citation, la référence française de cet article, mais celle de l’article original paru dans Orthopaedics &Traumatology: Surgery & Research, en utilisant le DOI ci-dessus. |
Vol 103 - N° 5
P. 487-492 - septembre 2017 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
L’accès au texte intégral de cet article nécessite un abonnement.
Bienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
L’achat d’article à l’unité est indisponible à l’heure actuelle.
Déjà abonné à cette revue ?
