Infections postopératoires après exérèse des para-ostéo-arthropathies de hanche d’origine neurogène : détermination des facteurs de risque et des agents infectieux impliqués - 21/04/17

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Résumé |
Background |
Les paraostéoarthropathies neurogènes (POAN) sont habituellement traitées par exérèse chirurgicale, mais cette intervention peut se compliquer d’infection postopératoire (IPO). Cependant, l’épidémiologie, l’écologie bactérienne et les facteurs de risque de ces infections sont mal connus. Aussi, nous avons mené une étude rétrospective afin de : (1) connaître les facteurs de risque d’IPO après résection de POAN de hanche ; (2) leur incidence ; (3) leur écologie microbienne.
Hypothèse |
Il est possible de déterminer les facteurs de risque d’IPO à la suite de l’exérèse de POAN de hanche.
Matériel et méthodes |
À partir de la base de données BANKHO, colligeant les interventions sur POAN dans notre centre, nous avons étudié rétrospectivement les facteurs associés à un sur risque d’IPO dans une étude cas (patients infectés)-témoins (patients non infectés). Le suivi postopératoire a été d’au moins 6 mois. Les odds ratio sur les différents critères principaux étudiés ont été calculés (indice de confiance à 95 %) permettant l’identification de facteurs de risque.
Résultats |
Quatre cent-onze interventions sur POAN de hanche ont été recensées entre 1993 et 2013, compliquées d’une IPO dans 42 cas (10 %). Le score ASA (American Society of Anesthesiologists) était ASA I pour 2/42 (5 %) patients infectés (contre 74/369 patients non infectés [20 %]), ASA II pour 30/42 (71 %) patients infectés (contre 258/369 patients non infectés [70 %]) et ASA III pour 10/42 patients infectés (24 %) (contre 37/369 patients non infectés [10 %]) (p<0,01). L’âge moyen des patients était de 31 ans±11 [17–79 ans] chez les infectés et 39 ans±14 [15–77 ans] chez les non-infectés (p<0,01). Vingt-six sur 42 (62 %) patients du groupe infecté avaient une POAN sur lésion médullaire, 92/369 (25 %) dans le groupe des non-infectés. L’odds ratio était de 2,84 [IC 95 % : 1,28–6,31] pour le score ASA à III, de 1,85 [IC 95 % : 1,03–3,32] pour l’âge inférieur à 30 ans et de 4,89 [IC 95 % : 2,67–8,98] pour l’étiologie médullaire à l’origine de la POAN. Les bactéries retrouvées étaient majoritairement des Staphylococcus (germes cutanés) chez les blessés médullaires et des bactéries du même type que celles observées dans les services de réanimation chez les autres patients.
Discussion |
Le score ASA élevé, l’âge jeune et l’étiologie médullaire à l’origine de la POAN de hanche sont des facteurs de risque identifiés d’IPO. Il survenait 10 % d’IPO sur POAN conformément aux données de la littérature. Elles surviennent chez 22 % des blessés médullaires (5 % pour les autres étiologies). Les changements d’antibioprophylaxie et la mise en place d’un protocole précis de préparation cutanée n’ont pas changé le taux d’IPO constatées. Une modification du pH cutané pourrait être une piste de recherche à étudier pour diminuer ce taux d’IPO, en particulier chez les patients blessés médullaires.
Niveau de preuve |
III : étude cas-témoins.
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Mots clés : Infection postopératoire, Paraostéoarthropahie neurogène, Ostéome, Traumatismes de la moelle épinière, Accident vasculaire cérébral, Traumatisme crânien, Hanche
Plan
☆ | Ne pas utiliser, pour citation, la référence française de cet article, mais celle de l’article original paru dans Orthopaedics & Traumatology: Surgery & Research, en utilisant le DOI ci-dessus. |
Vol 103 - N° 3
P. 238-242 - mai 2017 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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