Proposition d’une vision cybernétique de la douleur en physiothérapie - 18/04/17
Résumé |
Introduction |
La douleur musculosquelettique est une cause importante de consultation [1]. Plusieurs classifications et taxonomies existent afin d’appréhender ce phénomène. Les données neurophsyiologiques et cliniques ont mises en avant des événements physiologiques pouvant en partie expliquer le comportement clinique des patients douloureux, ainsi que définir des similitudes entre certains sous-groupes de patients avec des tableaux cliniques de base différents [2, 3, 4]. Il n’y a actuellement pas de consensus sur l’abord des patients douloureux et il existe de possibles confusions sur l’utilisation de certains termes. Nous voulons proposer une autre vision du phénomène pouvant aider la pratique clinique.
Matériel, population et méthode |
Une revue narrative de littérature sur la neurophysiologie de la douleur et les classifications des patients douloureux nous a servi de base de réflexion. Nous avons synthétisé et ordonné les données jugées pertinentes pour construire notre modèle.
Résultats |
Nous proposons une vision cybernétique de la douleur articulée sur quatre éléments de base. Ces éléments représentent selon nous les composants d’un système permettant la genèse de la douleur. (1) Système de génération : le cortex est considéré comme l’organe de création de la pensée qu’est la sensation subjective de douleur [5]. Ceci repose sur un effort de traitement de multiples informations dans le but de créer une pensée cohérente et utile à la personne douloureuse. (2) Système d’intégration : la moelle épinière et les structures sous-corticales représentent une zone de convergence des informations externes au système nerveux central. Ce système intègre en permanence différentes informations et restitue aux centres supérieurs un résultat déterminé par les afférences sensorielles et différents phénomènes de modulation [6]. (3) Système de détection de danger : les fibres nociceptives qui représentent globalement un système de détection des stimuli d’intensité exceptionnelle. En cela, ce système constitue une alarme utile pour prévenir un danger corporel et permettra sa gestion. (4) Les stimulations extérieures au système nerveux : le monde extérieur est riche d’une multitude d’événements dont nous pouvons détecter une partie (variation de vitesse, de température…) (Fig. 1).
Conclusion ou discussion |
Ce modèle théorique est une base de réflexion proposée pour intégrer les différentes données neurophysiologiques et le comportement clinique des personnes douloureuses. En évitant une classification anatomique des douleurs, nous pensons en faciliter leur abord.
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Mots clés : Douleur, Classification, Théorie
Plan
Vol 17 - N° 184
P. 74 - avril 2017 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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