Infiltration d’anesthésique local de ropivacaïne dans la chirurgie des fractures de la charnière thoracolombaire - 30/03/17
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Résumé |
Introduction |
Les infiltrations peropératoires de produits anesthésiques locaux sont utilisées et considérées comme efficaces dans de nombreuses procédures chirurgicales comme par exemple les arthroplasties totales de genoux. En revanche, l’intérêt des infiltrations de produits anesthésiques locaux, dans la chirurgie des fractures de la charnière thoracolombaire, sont controversées, tant sur leur efficacité que sur la molécule à utiliser. C’est dans ce contexte que nous avons conduit une étude rétrospective, monocentrique, dans le but d’analyser l’efficacité des infiltrations peropératoires de ropivacaïne dans le contrôle de l’analgésie postopératoire des patients ayant bénéficié d’une chirurgie pour fracture de la charnière thoracolombaire.
Matériel et méthode |
Dans cette étude rétrospective, 76 patients, présentant une fracture de la charnière thoracolombaire nécessitant un geste chirurgical, ont été inclus, scindés en 2 groupes : l’un recevant une infiltration de 20 cc de ropivacaïne 7,5 % (infiltrations sous-aponévrotiques) ; l’autre sans infiltration. Tous les patients présentaient une fracture de T10 à L2, unique, sans autre lésion associée. Tous les patients ont bénéficié d’une ostéosynthèse à ciel ouvert sans geste de décompression (aucun trouble neurologique préopératoire). Tous les patients ont bénéficié du même protocole analgésique per- et postopératoire. Nous avons recueilli le score EVA au réveil du patient ainsi qu’à 2heures postopératoires et la consommation de morphinique (dose équivalente intraveineuse en milligrammes) dans les 24 premières heures postopératoires.
Résultats |
Le score EVA au réveil du patient et à 2 h postopératoires étaient significativement inférieurs dans le groupe avec infiltrations par rapport au groupe sans infiltration (respectivement p=0,01 et p=0,002). La consommation de morphinique dans les 24 premières heures postopératoires était réduite d’environ 50 % dans le groupe avec infiltrations par rapport au groupe sans infiltration (p=0,01). Aucun effet indésirable local ou systémique n’a été retrouvé.
Conclusion |
Les infiltrations peropératoires de ropivacaïne semblent avoir une efficacité dans le contrôle de la douleur dans les 24 premières heures postopératoires ainsi qu’une réduction de la consommation morphinique.
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Mots clés : Infiltration d’anesthésique local, Fracture de la charnière thoracolombaire, Chirurgie rachidienne, Consommation morphinique, Douleurs postopératoires
Plan
| ☆ | Ne pas utiliser, pour citation, la référence française de cet article, mais celle de l’article original paru dans Orthopaedics & Traumatology: Surgery & Research, en utilisant le DOI ci-dessus. |
Vol 103 - N° 2
P. 188-192 - avril 2017 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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