Rôle du glucagon dans la physiopathologie et le traitement du diabète - 21/12/16
, J.-F. Gautier 2| pages | 7 |
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Résumé |
Une hyperglucagonémie a été observée dans toutes les formes de diabète, expérimental ou clinique. L’hyperglucagonémie résulte d’une hypersécrétion d’hormone secondaire à un déficit de sécrétion d’insuline et/ou à un dysfonctionnement d’autres cellules de l’îlot de Langerhans (somatostatine), d’où le concept de paracrinopathie. L’hyperglucagonémie est à l’origine de l’hyperglycémie post-absorptive et postprandiale des diabétiques, secondairement à une augmentation chronique de la production hépatique de glucose (néoglucogenèse). Des données expérimentales récentes ont démontré le rôle essentiel du glucagon dans le développement de l’hyperglycémie du diabétique. La réduction de l’hyperglucagonémie, ou l’inhibition de l’action du glucagon sur le foie, sont de nouvelles voies pharmacologiques pour améliorer le contrôle du diabète. Cependant, le glucagon étant considéré comme la première ligne de défense contre l’hypoglycémie, une attention toute particulière doit être portée à ce que ces agents pharmacologiques ne bloquent pas la sécrétion de glucagon en réponse à l’hypoglycémie, ou son action sur la production hépatique de glucose. Récemment, on a observé que les agonistes des récepteurs du glucagon-like peptide-1 (GLP-1) et les inhibiteurs de la dipeptidyl peptidase IV (DPP4) inhibaient la sécrétion du glucagon, mais pas sa réponse à l’hypoglycémie. À l’heure actuelle, ces molécules sont les seuls hypoglycémiants capables de moduler la secretion de glucagon qui peuvent être utilisée en toute sécurité dans le traitement du diabète.
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Summary |
Excessive circulating glucagon levels have been reported in all forms of clinical or experimental diabetes. This hyperglucagonemic state results from an excessive secretion of the hormone secondary from a deficit in insulin secretion and/or a dysfunction of various cells within the islets of Langerhans (somatostatin) leading to a “paracrinopathy”. Hyperglucagonemia contributes to the fasting and postprandial hyperglycemia of diabetes through increased hepatic glucose production (gluconeogenesis). Recent experimental studies demonstrated that glucagon is essential for the development of glucose dysregulation in diabetes. Reducing the hypersecretion of glucagon or inhibiting its effects on its target cells are currently considered as new pathways to improve metabolic control in diabetes. However, glucagon being recognized as “the first line of defence” against hypoglycemia, caution is needed regarding the potential increased risk of hypoglycemia when the secretion of glucagon is reduced or its effects on target cells inhibited or blocked. Recently, glucagon-like peptide-1 (GLP-1) receptor agonists and dipeptidyl peptidase 4 (DPP4) inhibitors have been shown to inhibit glucagon secretion but not its secretion in response to hypoglycemia. Currently, they are the only molecules modulating glucagon secretion that can be used safely in the treatment of diabetes.
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Mots-clés : Diabète, glucagon, production hépatique de glucose, antagonistes du glucagon et de son récepteur, GLP-1 - DPP4
Key-words : Diabetes, glucagon, hepatic glucose production, glucagon receptor antagonists, GLP-1, DPP4
Plan
Vol 10 - N° 8
P. 700-706 - décembre 2016 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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