Projets d’accueil individualisé pour enfant allergique : analyse au cours de l’année scolaire 2015–2016, dans le département du Nord - 05/12/16
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Résumé |
Le projet d’accueil individualisé (PAI) pour allergie facilite l’accueil des enfants avec une allergie en milieu scolaire.
Objectif |
Analyser les données des PAI pour allergie (hormis asthme) validés dans le département du Nord, au moyen d’un questionnaire rempli de façon prospective, pendant l’année scolaire 2015–2016.
Résultats |
Mille trois cents vingt-cinq PAI (dont 690 nouveaux) pour allergie (hormis asthme) ont été validés par les 67 médecins de l’Éducation nationale, soit 1 PAI pour 414 enfants pris en charge par le service départemental de l’Éducation nationale. Parmi ces 1325 PAI, 336 (25 %) ont été analysés et 209 (62 %) d’entre eux étaient de nouveaux PAI. Ils concernaient 216 (64 %) filles et l’âge moyen des enfants lors de la validation était de 8 ans (ET : 4,2 ans). La répartition selon le cycle scolaire était la suivante : maternelle (n=119, 35 %), primaire (32 %), collège (21 %), lycée (12 %). Ces PAI concernaient 98 villes différentes et étaient sollicités par les parents en lien avec un : allergologue (41 %), généraliste (38 %), pédiatre (15 %), pneumologue (3 %). Le PAI était motivé par une allergie alimentaire (94 %), aux hyménoptères (4 %), aux graminées (n=2), par un antécédent d’anaphylaxie à l’effort (n=2), d’anaphylaxie idiopathique (n=2) ou une allergie aux pénicillines (n=1). Les modalités étaient les suivantes : PAI accompagné d’une trousse avec adrénaline (63 %) ou sans adrénaline (27 %), PAI pour éviction allergique simple (10 %). Les généralistes prescrivaient plus souvent des PAI pour éviction simple ou avec des trousses d’urgence sans adrénaline par rapport aux autres spécialistes (p<10−3). Les allergies alimentaires les plus représentées étaient : arachide (44 %), noisette (29 %), cajou/pistache (27 %), œuf (18 %). Dans 150 (47 %) cas, il existait une allergie alimentaire pour au moins 2 allergènes. Lorsqu’une trousse d’urgences était prescrite (n=302, 90 %), son contenu comportait : antihistaminiques oraux (84 %), corticothérapie orale (79 %), adrénaline (70 %), bronchodilatateurs inhalés (65 %). Lorsque l’adrénaline était prescrite, la trousse ne comportait pas de bronchodilatateur inhalé dans 18 (9 %) cas ; lorsque l’adrénaline n’était pas prescrite, la trousse ne comportait pas non plus d’antihistaminiques dans 32 (11 %) cas. En cas d’allergie alimentaire, les recommandations en matière de restauration étaient les suivantes : repas à la cantine avec une éviction sous la responsabilité de l’enfant/la famille (37 %), panier repas fourni par la famille (31 %), repas à la cantine avec une éviction sous la responsabilité du personnel (20 %), éviction stricte de la collectivité pour le repas (9 %).
Conclusions |
Les recommandations actualisées pour les conditions d’établissement des PAI doivent être diffusées largement aux professionnels impliqués afin d’optimiser la prise en charge.
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Abstract |
Personalized care project (PCP) for allergic emergency is designed to improve school integration of allergic children.
Objective |
To assess PCPs for allergic children (except for asthma) validated by school doctors through a prospective questionnaire, in the department North of France, during the last school year 2015–2016.
Results |
One thousand three hundred and twenty-five PCPs for allergy were validated by 67 school doctors which represent 1 PCP for 414 school children in our department; 690 of these PCPs were new PCPs. Among the 1325 PCPs, 336 (25%) questionnaires were analyzed and 209 (62%) of these PCPs were new PCPs. There were 216 (64%) girls; the mean age of school children with these PCPs was 8 years (SD: 4.2). Distribution according to school was as follows: infant school (35%), primary school (32%), middle school (21%) and high school (12%). These PCPs were recorded in 98 different cities. PCPs were requested by allergists (41%), general practitioners (38%), pediatricians (15%) or pneumologists (3%). PCPs were validated for food allergy (94%), insect allergy (4%), grass pollen allergy (n=2), exercise induced anaphylaxis (n=2), idiopathic anaphylaxis (n=2), penicillin allergy (n=1). The main food allergens were: peanut (44%), walnut (29%), cashew/pistachio (27%) and egg (18%). In 150 (47%) of cases, there was a food allergy to at least 2 allergens. PCP prescriptions included an emergency kit with adrenaline (63%) or without adrenaline (27%), or only specific allergen avoidance (10%). General practitioners were used to prescribe more often PCP for specific allergen avoidance or with an emergency kit without adrenaline in comparison with other physicians (P<10−3). Medications prescribed in the emergency kit were: oral antihistamines (84%), oral corticosteroids (79%), adrenaline (70%) and inhaled bronchodilators (65%). If the prescriptions included adrenaline, inhaled bronchodilators were forgotten in 18 (9%) cases; if the prescriptions did not include adrenaline, antihistamines were forgotten in 32 (11%) cases. Prescriptions according to restoration conditions were: meal in the canteen with eviction under child/family supervision (37%), lunch box provided by the family (31%), meal in the canteen with eviction under the staff supervision (20%), strict eviction from school for the meal (9%).
Conclusions |
Updated recommendations on the conditions for establishment of PCP in allergic children at school should be widely diffused to improve school integration of these children.
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Mots clés : Projet d’accueil individualisé, Allergie, École, Anaphylaxie, Enfant
Keywords : Personalized care project, Allergy, School, Anaphylaxis, Child, Recommendations
Plan
Vol 56 - N° 7-8
P. 503-508 - décembre 2016 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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