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Chirurgie percutanée dans les fractures du rachis dorsolombaire non déficitaire sur spondylarthrite ankylosante. Étude rétrospective multicentrique de 24 cas - 21/10/16

Doi : 10.1016/j.rcot.2016.08.191 
Maxime Fabre-Aubrespy , Benjamin Blondel, Simon Bredin, Sébastien Schuller, Axel Walter, Yann-Philippe Charles, Stéphane Fuentes, Jean-Paul Steib, Patrick Tropiano, Julie Falguières
 Service de chirurgie orthopédique et vertébrale, université Aix-Marseille, 13005 Marseille, France 

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Résumé

Introduction

Les patients atteints de spondylarthrite ankylosante (SPA) sont 4 fois plus à risque de fracture du rachis. Les difficultés diagnostiques et la fragilité des patients font de leur prise en charge un challenge avec un important risque de morbi-mortalité. Notre hypothèse est que la chirurgie percutanée offre des résultats cliniques et radiologiques comparables à la chirurgie conventionnelle tout en limitant le taux de complications postopératoires.

Patients et méthodes

Une série rétrospective multicentrique de 24 patients atteints de SPA avec fracture du rachis dorsolombaire non déficitaire a été réalisée. Un scanner et une IRM confirmaient systématiquement le niveau et le type de fracture. Une ostéosynthèse percutanée (montage long) était réalisée précocement utilisant le plus souvent des vis cimentées. Un scanner postopératoire systématiquement réalisé. Un observateur indépendant a analysé au dernier recul : (1) les résultats fonctionnels par le score de Parker et l’échelle EVA ; (2) les résultats radiologiques en évaluant le positionnement des vis, la consolidation osseuse, l’absence de descellement des implants ; et (3) l’apparition de complications postopératoires.

Résultats

Sur les 24 patients, 3 patients sont décédés au cours du suivi. L’âge moyen à la chirurgie était de 77,78ans. Le recul moyen était de 28 mois avec un minimum de 12 mois. La durée moyenne du séjour était de 5,63jours. Seize patients ont bénéficié d’une instrumentation par vis cimentées afin d’augmenter l’ancrage osseux. (1) Au niveau fonctionnel, tous les patients ont récupéré leur autonomie préopératoire au dernier recul avec un score de Parker moyen stable (6,95 en préopératoire vs 6,94 au dernier recul). L’EVA au dernier recul était de 2,2 en moyenne. (2) Au niveau radiologique, tous les patients ont consolidé. Un descellement de matériel dans le groupe sans ciment a été retrouvé sans reprise chirurgicale. Deux vis sur 184 (1,01 %) étaient mal positionnées dont 1 intracanalaire sans signe neurologique, ne nécessitant pas de reprise chirurgicale. (3) Aucune complication infectieuse n’était notée pendant le suivi.

Conclusion

La SPA est une pathologie ankylosante du rachis dorsolombaire qui augmente le risque de fracture du rachis. À cause de la fragilité et des comorbidités de ces patients, la chirurgie est risquée avec un taux élevé de morbidité et de mortalité postopératoire. La chirurgie percutanée est une solution intéressante permettant de traiter correctement les fractures du rachis non déficitaire, en limitant les complications postopératoires et en préservant une qualité de vie satisfaisante à moyen terme.

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Vol 102 - N° 7S

P. S155-S156 - novembre 2016 Retour au numéro
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