Rééducation sous hypnose - une solution pour le syndrome douloureux régional complexe de type 1 touchant la main et le poignet - 21/10/16

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Résumé |
Introduction |
Le syndrome douloureux régional complexe de type 1 (SDRC) a trouvé une certaine explication physiopathologique- emballement du système nerveux sympathique, perturbations du schéma corporel et participation de facteurs psychologiques. Une première étude rétrospective a été effectuée dans notre service en 2013 sur l’intérêt du protocole associant kinésithérapie, hypnose+MEOPA (KHM) chez 69 patients, avec de bons résultats L’objectif était d’évaluer de manière prospective l’efficacité de ce protocole pour en évaluer les résultats et les facteurs pronostiques.
Méthode |
Étude thérapeutique, prospective, monocentrique, incluant consécutivement tous les patients présentant un SDRC type 1 main-poignet, quelle que soit la phase évolutive, entre le 1er mai 2014 et 30 avril 2015. Tous les patients ont bénéficié d’une évaluation complète (examen clinique, scores fonctionnels, bilan radiologique, photographies) avant la première séance et après la dernière séance d’KHM. Le critère de jugement principal était l’efficacité évaluée par la douleur (EVA, consommation d’antalgiques), la raideur (mobilités poignet et doigts) et la force (de pince et de poigne). Les critères de jugement secondaires étaient les scores fonctionnels (DASH, PWRE), la satisfaction du patient, la reprise du travail et les effets indésirables.
Résultats |
Vingt patients ont été inclus (13 femmes, 7 hommes) d’âge moyen 56ans (34–75). Treize patients étaient en phase inflammatoire et 7 en phase dystrophique. La durée moyenne des séances était d’une heure, le rythme des séances était hebdomadaire ou bihebdomadaire. Les patients ont tout obtenu de bons résultats nécessitant en moyenne 5,4 séances l’EVA diurne a diminué de 4 points en moyenne, le PWRE-douleur de 4,1 points, la consommation d’antalgique se limitait au paracétamol à la demande. Les amplitudes articulaires du poignet et des doigts longs ont tout été significativement augmentées le Quick-DASH moyen a diminué de 34 points et le PWRE-fonction de 3,8 points, la force de pince a été augmentée de 4 points et celle de poigne de 10 points. Quatre-vingt pour cent des patients en arrêt de travail ont pu reprendre leur travail au même poste. Aucun effet secondaire lié à la technique n’a été retrouvé. Tous les patients se disaient satisfaits ou très satisfaits de cette prise en charge.
Conclusion |
La technique KHM semble être un moyen efficace de lutte contre la douleur, la raideur, les symptômes sympathiques et le manque de force dans la prise en charge du SDRC de type 1 de la main et du poignet quelle que soit sa phase évolutive.
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Vol 102 - N° 7S
P. S109-S110 - novembre 2016 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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