Dysphagie tardive après radiothérapie conformationnelle avec modulation d’intensité des cancers des voies aérodigestives supérieures : la dose moyenne aux muscles constricteurs du pharynx est un facteur indépendant - 21/09/16
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Résumé |
Objectif de l’étude |
La dysphagie est une toxicité grave après irradiation des cancers des voies aérodigestives supérieures. L’objectif de cette étude prospective était d’évaluer les facteurs prédictifs de dysphagie chez les patients pris en charge par radiothérapie conformationnelle avec modulation d’intensité (RCMI).
Matériels et méthode |
Entre 2011 et 2015, 226 patients, atteints de 90 cancers de l’oropharynx, 48 de la cavité buccale, 70 du pharyngolarynx, 11 du nasopharynx et de sept adénopathies sans cancer primitif retrouvé, ont reçu une RCMI incluant le cou des deux côtés. Cent patients ont reçu une radiothérapie postopératoire et 133 une chimiothérapie concomitante. Les facteurs pronostiques étudiés étaient : la dose moyenne délivrée aux muscles constricteurs du pharynx, la dose moyenne délivrée au larynx, l’âge, la localisation, le stade tumoral, la xérostomie, la mucite, la chirurgie, et la chimiothérapie concomitante.
Résultats |
Le suivi médian était de 17 mois. À 1 an, les taux de contrôle locorégional et de survie globale étaient respectivement de 81 et 77 %. Les taux de dysphagie de grade 3 ou plus, aiguë et tardive, à 1 an étaient de 34 et 13 %. La dysphagie aiguë de grade 3 ou plus était influencée par la chimiothérapie concomitante (p<0,001), la dose moyenne délivrée aux muscles constricteurs du pharynx (plus de 55Gy, p=0,014), la mucite (p<0,001), la xérostomie (p=0,0013), l’âge inférieur à 55ans (p=0,016) et une localisation autre que pharyngolarynx (p<0,001). En analyse multifactorielle, seule la mucite (de grade 3–4 ; odds ratio [OR] : 7,85), la chimiothérapie concomitante (OR : 5,75) et la localisation autre que pharyngolarynx (OR : 0,19) étaient des facteurs pronostiques indépendants. À 1 an, en analyses uni- et multifactorielle, seule la dose moyenne délivrée aux muscles constricteurs du pharynx était un facteur pronostique, avec un seuil à 55Gy (19 % contre 4 % ; p=0,037, OR : 4,73). La durée moyenne de l’alimentation entérale était de 209jours et était corrélée avec la dose moyenne délivrée aux muscles constricteurs du pharynx (p=0,012).
Conclusion |
La dysphagie aiguë est en rapport avec la chimiothérapie concomittante et la mucite. Après atténuation des effets aigus, la dysphagie tardive semble plutôt liée à la chimiothérapie concomitante (moins de 55Gy), ce qui reflète l’étendue de l’irradiation à forte dose.
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Vol 20 - N° 6-7
P. 705-706 - octobre 2016 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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