Carcinome neuroendocrine primitif du sein : place de la scintigraphie des récepteurs de la somatostatine - 07/09/16
, D. Ben Sellem, Dr a, I. Bettaieb, Dr b, M.F. Ben Slimene, Dr aRésumé |
Introduction |
Le carcinome neuroendocrine primitif du sein est une tumeur rare. Il représente moins de 0,1 % de tous les cancers mammaires et moins de 1 % des tumeurs neuroendocrines.
L’objectif de ce travail est de montrer, à travers un cas, la place de la scintigraphie des récepteurs de la somatostatine (SRS), dans la prise en charge thérapeutique d’un carcinome neuroendocrine primitif du sein.
Observation |
Il s’agit d’une patiente âgée de 50 ans, ayant présenté depuis 2 ans un nodule du sein droit. La patiente a bénéficié d’une tumorectomie. À la coupe, le nodule était bien limité de 1,3 cm. L’étude immunohistochimique a confirmé la nature neuroendocrine en montrant une expression de la chromogranine et la synptophysine par les cellules tumorales. Les récepteurs aux œstrogènes étaient faiblement positifs avec 10 % des cellules tumorales marquées. Les récepteurs à la progestérone étaient négatifs. La recherche de la surexpression du récepteur HER2/neu était négative et l’index de prolifération Ki-67 était inférieur à 5 %.
La SRS post-opératoire a objectivé de multiples foyers d’hyperfixation hépatiques confirmant l’origine neuroendocrine des métastases. Par ailleurs, absence d’autres foyers suspects sur le reste du corps et en particulier mammaire.
Discussion |
Les carcinomes neuroendocrines primitifs du sein représentent une entité histo-pronostique rare et particulière. Le diagnostic repose sur l’étude immunohistochimique. La SRS a une place importante pour le bilan d’extension complet et la prise en charge thérapeutique adéquate.
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Vol 77 - N° 4
P. 487-488 - septembre 2016 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
