Hypercalcémie d’origine iatrogène - 07/09/16

Résumé |
Introduction |
L’hypercalcémie iatrogène est la conséquence d’un traitement médicamenteux à posologies excessives ou de longue durée. Il s’agit d’une étiologie facilement retrouvée à l’interrogatoire.
Patients et méthodes |
Étude rétrospective descriptive portant sur 6 patients chez qui le diagnostic d’une hypercalcémie d’origine iatrogène a été retenu.
Résultats |
Il s’agissait de 5 femmes et d’un homme. L’âge moyen était de 67 ans, avec des extrêmes allant de 40 à 78 ans. La calcémie moyenne était de 3,63±0,79 mmol/L. Sur le plan clinique, les signes généraux étaient les plus fréquents, présents chez 5 patients, suivis des signes rénaux présents chez 4 patients et des signes cardiaques, digestifs et neuromusculaires notés chez la moitié des patients. Les médicaments incriminés étaient l’association carbonate de calcium et vitamine D dans 3 cas, la vitamine D seule dans un cas et l’Isobar® (diurétique thiazidique+diurétique distal épargneur de potassium) dans 2 cas.
Le traitement par la vitamine D et le carbonate de calcium était arrêté avec une normalisation des valeurs de calcémie. Deux cas d’hypocalcémie étaient observés. Le traitement était ensuite repris à de plus faibles doses selon l’indication (hypoparathyroïdie post chirurgicale et corticothérapie au long cours). Une récidive était observée dans un cas. Pour les patients sous Isobar®, le traitement de l’HTA avait été modifié, avec une évolution favorable.
Discussion |
Les principaux produits incriminés dans l’hypercalcémie iatrogène sont la vitamine D, le carbonate de calcium, les sels de lithium, les diurétiques thiazidiques et la vitamine A.
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Vol 77 - N° 4
P. 450 - septembre 2016 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.