Les hydrocéphalies secondaires en médecine physique et de réadaptation - 02/03/08
Introduction. L’hydrocéphalie communicante peut compliquer l’évolution des patients hospitalisés en Médecine Physique et de Réadaptation (MPR) pour rééducation après lésion cérébrale.
Objectifs. L’objectif de l’étude fut de déterminer la fréquence de l’hydrocéphalie secondaire rencontrée dans un service de MPR, ses étiologies, le tableau clinique révélateur et les résultats du traitement.
Méthodes. Nous avons étudié de façon rétrospective les dossiers des patients cérébrolésés hospitalisés dans un service de MPR sur une période de 5 ans. Nous avons recueilli le nombre de patients ayant présenté un tableau d’hydrocéphalie, les signes cliniques et paracliniques ayant conduit à ce diagnostic et l’évolution après traitement.
Résultats. Sur les 233 patients inclus, 9 % avaient une hydrocéphalie. L’étiologie était une rupture d’anévrisme (28 %), un hématome intracérébral (24 %), un traumatisme crânien (24 %), une tumeur cérébrale opérée (19 %) ou un AVC ischémique (5 %). Les signes cliniques étaient classiques : troubles de la marche, ralentissement psycho-moteur et troubles sphinctériens. La dilatation ventriculaire était constante. Quinze patients ont eu une PL évacuatrice et 17 une dérivation ventriculaire. Les progrès les plus nets portaient sur la marche.
Discussion. L’hydrocéphalie communicante est un diagnostic relativement fréquent dans un service de MPR accueillant des patients cérébrolésés. L’intérêt de son dépistage précoce est la réversibilité de certains des symptômes qu’elle entraîne, parfois difficiles à distinguer de ceux liés à l’affection causale. Le traitement permet une amélioration de l’autonomie motrice des patients et plus partiellement des troubles cognitifs.
Conclusion. On ne peut pas parler de signes cliniques spécifiques, mais plutôt d’un faisceau d’argument conduisant au diagnostic d’hydrocéphalie qu’il est important de poser en cours de rééducation étant donné l’efficacité du traitement.
Plan
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Vol 163 - N° SUP4
P. 200-201 - avril 2007 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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