Modèles animaux des syndromes parkinsoniens - 01/03/08
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Des avancées fondamentales ont été accomplies dans la compréhension des mécanismes physiopathologiques de la maladie de Parkinson grâce aux modèles animaux. Les premiers modèles expérimentaux étaient développés à partir de l’utilisation de toxines, la 6-hydroxydopamine chez le rat et le 1-méthyl-4-phényl-1,2,3,6-tétrahydropyridine chez la souris et le primate. Ces toxines sont capables de reproduire les caractéristiques anatomopathologiques et/ou biochimiques de la maladie. Leur combinaison à des substances à toxicité striatale, comme l’acide quinolinique ou l’acide 3-nitropropionique, a permis le développement de modèles reproduisant le phénotype clinique et pathologique de base de l’atrophie multisystématisée de type dégénérescence striatonigrique, ceci à la fois chez le rongeur et le primate. L’identification de mutations génétiques, notamment du gène de l’alpha-synucléine, dans certaines formes familiales de la maladie de Parkinson, a tout récemment conduit au développement des modèles génétiquement modifiés. Nous concluons que l’apport et l’amélioration à la fois des modèles expérimentaux et génétiques sont déterminants pour la compréhension de la physiopathologie et la définition de nouvelles approches thérapeutiques des syndromes parkinsoniens.
Animal models of parkinsonism. |
Research into the pathophysiology of Parkinson’s disease has been rapidly advanced by the development of animal models. Initial models were developed by using toxins that specifically targeted dopamine neurons, the most successful of which used 6-hydroxydopamine in rats and 1-methyl-4-phenyl-1,2,3,6-tetrahydropyridine in mice and primates. Their combination with specific striatal toxins, such as quinolinic acid or 3-nitropropionic acid, has led to the development of experimental models replicating the salient pathological and clinical features of multiple system atrophy of the striatonigral degeneration subtype both in rodents and primates. More recently, the identification of alpha-synuclein gene mutations in rare familial cases of Parkinson’s disease has led to the development of alpha-synuclein knock-out and transgenic animals. We conclude that the use and improvement of both phenotypic and genetic models can significantly speed progress toward understanding the pathophysiology of these devastating diseases and finding innovative cures.
Mots clés : Modèles animaux , Syndromes parkinsoniens , Maladie de Parkinson , Dégénérescence striatonigrique , Atrophie multisystématisée
Keywords:
Animal models
,
Parkinsonism
,
Parkinson’s disease
,
Striatonigral degeneration
,
Multiple system atrophy
Plan
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Vol 161 - N° 10
P. 907-915 - octobre 2005 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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