Texte des experts - Les épilepsies partielles pharmaco-résistantes : imagerie morphologique chez l’enfant - 01/03/08
C. Raybaud
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L’exploration morphologique des épilepsies partielles pharmaco-résistantes n’est pas foncièrement différente de celle de toutes les épilepsies de l’enfant sauf que, réalisée dans une perspective de traitement chirurgical, elle est nécessairement orientée et détaillée.
Chez l’enfant jeune, les conditions d’examen sont différentes. La sédation introduit un risque. Les séquences habituelles doivent être adaptées en fonction de l’immaturité cérébrale. Celle-ci modifie les critères de lecture des images, peut conduire à répéter les exploration à un stade de maturation plus avancé. À l’inverse la myélinisation peut cacher des anomalies sous-jacentes. L’examen doit être précisément orienté par les données de la clinique, de l’EEG, et de l’imagerie fonctionnelle.
Les anomalies rencontrées sont extrêmement diverses. Examens « normaux », anomalies non spécifiques, lésions cicatricielles, mais surtout l’ensemble des malformations cérébrales, tout particulièrement les malformations corticales (qui même diffuses, s’expriment souvent de façon partielle), et surtout les dysplasies corticales focales et les tumeurs dysplasiques. L’épilepsie temporale à cet âge est dominée par les lésions cicatricielles, tumorales et développementales, plus que par la sclérose mésiale.
En cas de lésion simple, la décision chirurgicale est prise sur les seules données de la morphologie plus facilement que chez l’adulte.
Refractory partial epilepsy : morphological imaging in children. |
The imaging approach to refractory partial epilepsy in children is essentially the same as the one used for any epilepsy at that age, except that surgery being generally proposed, it has to be oriented and complete.
Yet there are differences. Sedation introduces a risk. The brain of the young child is still immature, and specially designed sequences are needed for proper imaging. Brain immaturity also modifies the usual image contrast and may conceal (or on the contrary enhance) an area of dysplasia. Repeating studies after a few months has to be considered. Obviously, the brain imaging study has to be closely oriented by the clinical and EEG findings and if necessary, by functional imaging data.
The abnormalities are extremely diverse as compared to what is observed in an adult population. The brain may be “normal”, or demonstrate only non-specific abnormalities. Among the specific lesions, scars are common, and above all, malformations, especially malformations of cortical development (even diffuse malformations are commonly expressed by partial seizures), including focal cortical dysplasias and their close relatives, dysplastic tumors. In children, the most common lesions in the temporal lobe are scars, tumors/dysplastic lesions and malformative lesions, while mesial sclerosis is significantly less common than in adults.
In the event of a simple lesion, the decision for surgery on the basis of morphological data alone is more easily made in children than in adults.
Mots clés : IRM , Enfants , Épilepsie partielle
Keywords:
MRI
,
Children
,
Partial onset epilepsy
Plan
© 2004 Elsevier Masson SAS. Tous droits réservés.
Vol 160 - N° HS1
P. 106-116 - juin 2004 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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