Le simulateur d’arthroscopie pour les internes en orthopédie – étude préliminaire - 28/10/15
, Julien Boudard, Thomas Rondot, Julien Uhring, Séverin Rochet, Laurent ObertRésumé |
Introduction |
La formation des internes en chirurgie orthopédique est en constante mutation. Cette évolution intéresse autant l’apprentissage de la théorie (e-learning, e-congrès) que celle de la pratique chirurgicale (simulateur d’arthroscopie). Ce travail a pour but d’évaluer les performances d’une population d’internes en orthopédie sur simulateur d’arthroscopie.
Patients et méthode |
Huit internes en orthopédie, de sex-ratio 1 F/4 H, tous droitiers, et d’âge moyen 28ans (26–29) devaient réaliser les 9 premiers exercices d’un simulateur d’arthroscopie d’épaule ARTHRO MentorTM Symbionix à une semaine d’intervalle pendant un minimum de 4 semaines. Quatre internes avaient déjà manipulé au moins une fois le simulateur, de manière libre, 2mois avant la réalisation de l’étude. Les différentes performances ont été collectées associées aux conditions de réalisation des exercices (repos de garde). Un questionnaire a été rempli par les participants concernant le réalisme et la qualité du simulateur.
Résultats |
Tous les internes amélioraient leurs performances au cours du temps. Il existait une différence significative entre les 2 groupes d’internes – ceux ayant déjà utilisés le simulateur avaient des résultats significativement meilleurs, du début jusqu’à la fin de l’étude. Il n’y avait pas de différence significative entre les sessions réalisées reposée et celles le lendemain d’une garde. Il n’y avait pas de différence significative entre les hommes et les femmes. Les internes interrogées recommandaient le simulateur d’arthroscopie à 87,5 % même si seulement 50 % souhaiteraient rendre cette formation obligatoire. Le simulateur obtenait les meilleurs résultats en matière de réalisme en ce qui concerne l’anatomie de l’épaule et la navigation.
Discussion |
Cette étude préliminaire est basée sur un faible nombre d’internes pendant une courte période d’évaluation. Cependant, la validité de l’apprentissage de l’arthroscopie sur simulateur est rapportée par une littérature récente et de plus en plus riche. Même si le simulateur ne peut remplacer la pratique sur cadavre ou sur de vrais patients au bloc opératoire, cet outil permet l’amélioration de l’habileté des internes, sans risque, avec une évaluation objective continue.
Conclusion |
Avec l’évolution de l’apprentissage et des « apprentis » dans un contexte de surenchère de progression technologique et de diminution du temps consacré à l’enseignement, le simulateur d’arthroscopie semble être une aide non négligeable à l’apprentissage des gestes de bases et à la compréhension d’une anatomie arthroscopique. La perspective d’avenir de ce travail préliminaire concerne l’évaluation des transferts de compétences entre le simulateur et le bloc opératoire.
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Vol 101 - N° 7S
P. S206 - novembre 2015 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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