Conditionnement unitaire automatisé : bilan de 3 années d’activité en pharmacie hospitalière - 16/09/15

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Résumé |
Afin de garantir l’identification complète du médicament jusqu’à son administration, la pharmacie a acquis un automate permettant de palier l’absence de commercialisation de doses unitaires (DU) de formes orales sèches. L’objectif de ce travail est de présenter le bilan de 3 années d’activité opérée avec cet automate (productivité, non-conformités, coût de production). La production de DU des formes orales sèches est réalisée à l’aide d’un équipement automatisé qui découpe les blisters (Blispack, ARX) et effectue un sur-emballage en doses individualisées avec le maintien de la péremption du fournisseur. Sont évaluées par année, le nombre de molécules du livret thérapeutique (LT) concernées, le nombre de DU produites, le nature et le nombre des non-conformités. La productivité réelle est calculée et comparée aux données théoriques du fabricant (1000DU/heure). Les coûts de production (total et par DU) sont établis en intégrant le temps opérateur, les frais de fonctionnement (amortissement machine sur 5ans et maintenance), les consommables. En 2012, 80 spécialités pharmaceutiques de formes orales sèches appartenant au LT (5,4 %) étaient paramétrées dans la Blispack, 96 en 2013 et 122 en 2014 (8,8 % des molécules du LT et 55 % des spécialités sous formes orales sèches non unitaires au sein du LT). L’activité de conditionnement unitaire a fortement augmenté : 90 339DU en 2012, 130 518 en 2013, 303 161 en 2014. En 2014, l’activité mensuelle moyenne est égale à 25 264DU produites, répartie sur 15jours de production par mois en moyenne (extrêmes : 14 à 19jours). La productivité en conditions réelles est évaluée à 1835DU/jour ce qui correspond environ à 306DU/heure. Sur une journée, plusieurs séries de production peuvent être lancées (1 à 29) de capacité variable (la plus grande série comportait 3900 comprimés répartis dans 130 plaquettes en 2014). La meilleure productivité est atteinte sur des grandes séries (plus de 1000DU). Les non-conformités relevées sont de différents types : unité écrasée, unité coupée, 2 unités par emballage (2 évènements en 2014) et unité coincée dans la machine (2 fois en 2014). Quantitativement, les non-conformités touchent 0,14 % de la production totale en 2014 sur les 1145 séries effectuées. La production nécessite l’encadrement d’un préparateur et la validation du pharmacien. Son coût annuel (2014) est estimé à 82 391euros décomposé en 37,3 % main œuvre, 10,5 % consommables et 52,22 % équipement (soit 0,27€/DU produite). L’automatisation permet de réaliser une activité importante difficilement réalisable manuellement. Elle est ne dispense pas de ressources humaines nécessaires à son bon fonctionnement et au suivi qualité du processus. La productivité réelle, presque 3 fois plus faible que celle annoncée par le fabricant, reste à améliorer. Cette activité contribue à limiter l’iatrogénie médicamenteuse mais engendre un coût non négligeable pour l’hôpital qui lui préférerait un approvisionnement direct en DU.
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Vol 50 - N° 3
P. 329-330 - septembre 2015 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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