Cartographie des risques patients liés à la prise en charge médicamenteuse en EHPAD - 16/09/15
Résumé |
Introduction et objectifs |
L’objectif principal de ce travail est de réaliser une cartographie des risques patients liés à la dispensation nominative hebdomadaire (DHIN) manuelle, dans un contexte de sécurisation du circuit du médicament au sein des EHPAD du CHI. L’identification des étapes à risque permettra de mettre en place des actions d’amélioration avec comme projet l’automatisation de la dispensation.
Méthodes |
Chaque étape de la prise en charge médicamenteuse (PECM) a été analysée. Deux cartographies ont été réalisées : l’une avec l’outil diagnostic « prise en charge médicamenteuse en EHPAD » développé par l’ANAP et l’autre par la méthode AMDEC.
Résultats |
Avec l’outil de l’ANAP, les étapes d’analyse pharmaceutique et de délivrance nominative sont maîtrisées à 100 % grâce à l’informatisation du dossier patient, du conditionnement unitaire identifiable (entier ou doses fractionnées). L’axe « préparation et administration » est maîtrisé à 72 %. Ce score est insuffisant par rapport aux critères d’exigence d’assurance qualité de notre établissement (supérieur à 80 %). Avec la méthode AMDEC, 84 défaillances ont été identifiées : système qualité (14 %), prescription (30 %), dispensation (26 %), préparation de l’administration (13 %), administration et surveillance du traitement (17 %). Quatre-vingt-quatre pour cent des défaillances présentent un risque acceptable, 13 % un risque sous vigilance et 3 % un risque non acceptable. La dispensation est l’étape la moins maîtrisée avec 55 % de maîtrise du risque et une valeur de criticité de 2,2.
Discussion et conclusions |
Des actions de réduction du risque ont été proposées pour les risques sous vigilance et les risques inacceptables. Une défaillance est inacceptable dans l’étape de dispensation : l’interruption de la préparatrice lors de la préparation des piluliers. Une fiche technique pour préparer les doses à administrer avec des consignes en cas d’interruption a été rédigée. La présence d’un stock insuffisant à la préparation des piluliers et l’erreur de patient conduisent à des risques qui doivent être sous vigilance. Pour augmenter la sécurisation de la dispensation, un double contrôle des piluliers a été mis en place. La littérature démontre que la DHIN manuelle ne peut être améliorée qu’à 80 % (les 20 % correspondent au facteur humain). Seule l’automatisation de la dispensation permettrait d’améliorer ce score au-delà.
La principale mesure de sécurisation de la dispensation pour les EHPAD est le passage de la dispensation nominative manuelle à automatisée. Néanmoins, la robotisation génère également de nouveaux risques qu’il faudra maîtriser dans un second temps.
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Vol 50 - N° 3
P. 320 - septembre 2015 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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