Grossesse et hypothyroïdie secondaire à des anticorps anti-récepteur de la TSH (TRAK) bloquants - 10/09/15
, V. Taillard, Dr a, F. Grosjean, Dr b, D. De Brauwere, Dr c, A.M. Guedj, Dr a, M. Rodier, Dr aRésumé |
Patiente de 40ans prise en charge à 12 semaines d’aménorrhée (SA) pour hypothyroïdie diagnostiquée en 2012 (antécédent de fausse couche spontanée à 8 SA). Bilan biologique sous Levothyrox 150μg/j : TSH (0,25 mUI/L N 0,27-2,5), Ac Anti TPO positifs (158 UI/mL N<34) et TRAK positifs (96 KU/L N<1) dont 83 % de TRAK bloquants. Échographie thyroïdienne : glande atrophique d’échostructure hypoéchogène hétérogène, vascularisation normale. Durant la grossesse, baisse des TRAK (nadir à 40 SA 39 KU/L), TSH entre 0,27–2,5 mUI/L et T4L en limite supérieure de normalité (23,2N 12,7–20,8pmol/L) sans modification de posologie du Levothyrox. Échographies fœtales à 22, 28 et 32SA normales (absence de goitre thyroïdien). Accouchement à 40 SA par voie basse (48cm, 2,8Kg, Apgar 10/10). Bilan thyroïdien néonatal normal : J3 : TSH 4,30mUI/L (n<18), T4L 32pmol/L (n<38), TPO 198UI/mL et TRAK 20 KU/L ; J 10 : TSH 1,56, T4L 22pmol/L, TPO 176UI/mL, TRAK négatifs. Environ 5 % des hypothyroïdies auto-immunes sont dues à des TRAK bloquants [1] qui traversent la barrière placentaire et peuvent induire des hypothyroïdies néonatales transitoires [2]. Dans notre observation, la fonction thyroïdienne du nouveau-né est normale mais il faut savoir évoquer cette étiologie devant toute hypothyroïdie transitoire pour éviter un traitement supplétif prolongé.
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Vol 76 - N° 4
P. 430 - septembre 2015 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
